23.11.2009
Etude des grands singes Bobo
Au bout de 10 années d’existence, le peuple des Bobos a fait la seule chose permettant d’assurer la survie de son espèce : un enfant Bobo.
Quels sont, en la matière, les signes nous permettant d’affirmer avec certitude que nous nous trouvons bien en présence d’un enfant Bobo ?
Après étude in situ, nous en sommes arrivés aux conclusions suivantes : l’enfant Bobo a 5 ans, et il porte simultanément un perfecto, un slim, des Converses, et le prénom de Merlin.
Le samedi après-midi, quand il fait une sortie en famille, l’enfant Bobo ne se commet pas dans un concert de Henry Dès.
Non.
Le samedi après-midi, l’enfant Bobo va à un goûter-concert electro de Vitalic.
Mais quelle est donc la différence entre un goûter-concert de Vitalic – destiné aux enfants de 5 ans - et un concert-tout-court de Vitalic – destinés à ses parents ?
Les deux événements n’ont absolument rien à voir l’un avec l’autre : après le goûter-concert, il y a un goûter, alors qu’après le concert-tout-court, non.
Et puis, le goûter-concert a lieu à 16H, alors que le concert-tout-court a lieu à 20H.
Pendant le goûter-concert de Vitalic, l’enfant Bobo a le droit de hurler, comme Papa-Maman.
Et le grand avantage, c’est qu’il a même le droit de hurler après, compte tenu de l’état des tympans de Papa-Maman.
Petite vidéo extraite de nos archives personnelles :
Si toi aussi, tu veux observer l'enfant Bobo dans son milieu naturel, les goûters-concerts, ça se passe ici. (parce qu'en vrai, c'est plutôt bien, hein)
08:36 Publié dans Sociologie derrière le comptoir | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bobo, vitalic, l'aeronef
19.11.2009
Notre pain de ce jour
Il y a dans la baguette le luxe d’un instant : voilà un pain qui ne peut se manger que frais, chaud et craquant.
Pour faire une simple baguette, il faut de l’eau, du pain et du levain et puis toute une ville autour, une ville avec des boulangers juste à côté des gens.
Des gens prêts à se lever, à sortir dans les rues, habillé trois fois rien, le regard embrumé, pour aller acheter le pain de leur matin.
Et puis « Bonjour Madame, 1 baguette, 4 croissants » et le regard des vieux qu’on croise ici, ici seulement, car la jeunesse songe.
Oui, il y a dans la baguette le luxe d’un instant, de celui qui s’enfuit avec ma jeunesse.
Dimanche dernier, ces mots, dans ma rue, dans ma tête, revenant du boulanger, ces mots vite gribouillés, un papier oublié… Et puis, ce matin, le billet de Violette, qui m’y refait penser, papier tout chiffonné, retrouvé dans mon sac, avec quelques miettes…
Crédit photo : cuisinez-moi
10:54 Publié dans Tiens, j'ai écrit ça, moi ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.11.2009
Pouffe Pouffe
Pour habiller Mini-Monstre en Second vite fait, le Ch’ti et moi, on a chacun une technique, chacun une best practice…
Ma tactique post « j’ai survécu à une crise de Mini-Monstre en Second chez Décathlon », c’est d’aller toute seule au magasin, ce qui me permet de lui acheter vite fait une tenue qui réussisse ce tour de force d’être à la fois chic & funky, cool & trendy :
Soit une petite jupe en jean brut, twistée par des collants rayés, un pull Smiley et un tee-shirt Twillightisé (Vampire ou loup-garou, celui qui chipote, je le mords !)

Après, ça se termine que le lendemain matin, au terme de 45 minutes de négociation, Mini-Monstre en Second consent à mettre éventuellement la jupe en jean, et encore, seulement parce que je lui ai promis-certifié-menti que oui, il s’agit bien d’une jupe qui tourne.
Le Ch’ti – quant à lui – se tape tout le rayon enfant avec le Mini-Monstre accroché à son jean, soit 1H20 placé sous le signe du rose overdose Hello Kitty « Mais est-ce quelqu’un pourrait me retrouver le cardigan en taille 4 ans avant que je fasse un malheur ?! »

Et à l’issue de tout ça, le lendemain, le Monstre est paré habillé vite fait dès 6H46 du matin, et vient me sortir du lit au cri crâneur de « T’as vu Maman, ze suis trop belle, hein ? »
Certes.
Seulement moi, à l’issue de quelques années habillée façon Papa, je pronostique que ça se termine qu’on chante « My heart belongs to Daddy » les fesses quasi à l’air parce qu’on s’est habillé vraiment vite fait…
09:44 Publié dans The Ch'ti Show | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, le ch'ti, hello kitty
11.11.2009
Prix Formule 1
Une saison littéraire s’achève, celle du Prix littéraire des blogueurs… et me voilà en retard de 4 billets pour boucler la boucle.
Voici donc mes impressions à toute allure, avant la clôture des stands.
J’avoue, ma motivation pour lire ce roman était inversement proportionnelle à la longueur de son titre : « Les Fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire ».
Il faut dire que – alors novice et innocente en critique littéraire – j’avais commis l’erreur de m’enquérir auparavant du jugement d’une de mes consœur en Prix, l’Electroménagère, et que son avis tranchant dans le vif m’avait donné à peu près autant envie de lire ce roman que de boire l’eau du Gange en long drink…
Eh bien, je vais te dire, a posteriori, je trouve l’Electro un peu dure :
j’ai lu Vikas Swarup cet été, au bord de la piscine à vagues, mollement alanguie, le corps dardé par le soleil de Provence, savourant les heures calmes volées à mes devoirs de mère, ayant abandonné les Monstres entre les mains expertes des animateurs du Mini-Club, pour une durée totale de 180 minutes… eh bien, vois-tu – dans ces conditions – j’ai pris un plaisir délicieux à cette lecture.
Oui, « Les Fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient milliardaire », c’est un formidable roman de piscine à vagues-les-enfants-sont-au-Mini-Club.
En revanche, si toutes ces conditions ne sont pas réunies lors de l’absorption de ces 358 pages, je ne te garantis rien…
Alors, si tu tiens vraiment à le lire cet hiver, je ne vois qu’une solution : partir aux Bahamas…
Découvrez ici les critiques des autres membres du jury sur Les fabuleuses aventures…
Sur le papier, le procédé littéraire des « Autres », d’Alice Ferney, était plein de promesses : raconter une même soirée familiale sous 3 angles différents comme autant de parties, les « choses pensées », les « choses dites », et les « choses rapportées ».
Soit : une à une, les sinueuses pensées de tous les personnages, puis, les dialogues échangées au cours de la soirée, et enfin, le récit urbi-orbi d’un narrateur qui sait.
Procédé intrigant, visant probablement à nous interroger sur la relativité de la réalité, puisqu’elle n’est pas la même selon l’angle choisi, toi, moi, lui ou les autres.
Procédé renforcé par le thème choisi, soit une partie d’un jeu de société d’un genre un peu nouveau, « Personnages et caractères », censé révéler ce que vos proches pensent de vous…
Sur le papier, oui.
Et puis, confrontée à la réalité de ces pages de papier qui n’en finissaient pas, je me suis dit que décidément, la littérature ne se résumait pas à la mise en pratique de procédés littéraires, aussi brillants fussent-ils…
Découvrez ici les critiques des autres membres du jury sur Les Autres.
A très vite pour les deux derniers romans...
16:20 Publié dans Prix Littéraire des Blogueurs | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fabuleuses aventures d'un indien, swarup, prix littéraire des blogeurs
09.11.2009
Lucky, unlucky…
Youpi, le tabac augmente de 6% !
6% d'augmentation, mine de rien, ça va me faire 30 centimes économisés en plus par paquet que je ne fume plus.
30 centimes pas paquet, 1€05 par semaine, 4€50 par mois.
Mouais, vu comme ça, ça fait pas bézef, en fait...
Dis Roselyne, et si on augmentait le tabac de 20% pour que j'économise un max ?
10:33 Publié dans La catégorie que je sais pas où les mettre ces bil | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : danger drogue, fumer tue mais rend heureux, s'arrêter de fumer
06.11.2009
Le troixième sexe
Dans ma ville, il y a, un boucher, des notables, un marché.
Dans ma ville, il y a, des écoles, des rumeurs, des rues piétonnes.
Et puis, il y a, aussi, c’est nouveau un Monsieur Dame.
Sur ses jambes, haut perché, sac à main, maquillé, et aux oreilles, des boucles, des boucles rondes et noires, qu’il enlève en massant doucement le lobe douloureux.
Je le regarde passer, sur la place du marché, et je me dis qu’il faut tellement tant de cran pour assumer tout ça, ici, dans cette ville, les notables, le boucher, rues piétonnes et école.
Quelques mois ont passé. Samedi, toujours, jour de marché.
À travers la vitrine, je la vois hésiter. Talons hauts, jupe serrée, les seins bien dessinés, ses cheveux ont poussé.
A travers la vitrine, je la vois hésiter, Madame à peine Monsieur, et puis s’illuminer, sourire lèvres accroché.
Le boucher l’a salué, grand geste de la main, et je la vois heureuse.
Dans ma ville, il y a, des notables, mais ce n’est finalement pas tellement tant, non pas si grave que cela.
08:20 Publié dans Tiens, j'ai écrit ça, moi ? | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : troisième sexe
04.11.2009
Traité d’éducation à la con (ou Le Mimile*)
Récemment, un de mes clients a conjecturé que :
Petita mon travail étant de coller des mots les uns derrière des autres en vue de former des phrases intelligibles
et que
Petitbé ayant enfanté 2 merveilleux enfants, les susnommées Mini-Monstre Premier et Mini-Monstre en Second,
je serais la personne idoine pour écrire toute une série d’articles bien sentis sur l’éducation.
Entre 9H du matin et 18H, du lundi au vendredi, je rédige donc des textes brillantissimes, dans lesquels j’explique qu’avec un peu de bonne volonté, les gars, parents, c’est pas si compliqué…
Mais le week-end, c’est relâche…
Ainsi, samedi dernier, les Monstres et moi, on devait aller chez Décathlon.
Objectif : acheter 2 paires de baskets.
Temps estimé : 35 mn.
1H20 plus tard, transpirante et épuisée, je ressortais la rage au ventre et le rouge au front, en me disant que l’orgasme était décidément la ruse suprême de la Nature pour nous conduire à mettre bas des Monstres.
Jeunes parents égarés ici, voici donc les conseils d’éducation honteux que je ne peux pas donner en d’autres lieux :
1/ De ton plan initial, jamais tu ne dévieras :
Si tu veux acheter deux paires de baskets, achète deux paires de baskets, point-final.
N’espère pas acheter en passant des chaussons de gym « qui seraient adorables comme pantoufles pour Mini-Monstre en Second, non ? »
Car entre le « maaaais, des zhaussons de gym, cé pas des pantouf’» et le « beurk, ze les veux en rose pas en beige » sans oublier le « nan, ze veux pas les essayer » et le définitif « pff, tte façon, elles sont trop moches », ton achat-subit-en passant se transformera fatalement en phase de pré-crise subie.
2/ La vérité, tu apprendras :
Jeune parent innocent, il est grand temps de te dévoiler cette vérité connue des seuls initiés (les vieux parents) :
Entre 2 et 5 ans, l’Enfant qui a décidé de faire une crise… fera une crise, immanquablement, quoi qu’il advienne, tsunami, tremblement de terre, avalanche de cadeaux, fessée carabinée, ou reddition totale et sans condition de ses parents.
L’expérience aidant, tu sauras néanmoins détecter une phase de pré-crise dès les premiers signes avant-coureurs, tapage de pied par terre, montée dans les aigus, et succession de phrases décousues telles que « nan, ze veux pas les pantouf’ » « mais si, ze les veux » « mais naaaaan… »
Et tu auras alors la seule réaction raisonnable qui s’impose en ce cas - la fuite - au lieu de vouloir imposer ta volonté de mère-experte-es-éducation-quand-même, « si tu crois que je vais céder à ton caprice, tu te fourres le doigt dans l’œil, Mini-Monstre ! »
3/ La crise, dignement tu affronteras :
Problème éducatif :
Sachant que te voilà coincé un samedi après-midi dans une grande surface non sonorisée musicalement, avec 228 parents scrutateurs, en compagnie d’un Monstre fermement décidé à hululer (127 décibels mesurés) et à se rouler par terre pendant les 24 minutes à venir, quelle est la réaction appropriée pour ne pas te taper la honte ?
Il te suffit de te diriger avec beaucoup de dignité vers la cabine d’essayage la plus proche, d’y placer fermement le Monstre en Second, puis de feindre une conversation passionnante avec Mini-Monstre Premier alors qu’elle fait semblant de ne pas te connaître parce qu’elle a trop la honte, et surtout-surtout, de ne jamais croiser directement le regard d’un autre parent, même et surtout s’il est situé à deux centimètres de toi.
4/ De mansuétude, tu feras preuve :
Quand la bave aura cessé de couler de la bouche de ton Monstre, et que du bout de ses lèvres blanches de colères, elle aura consentie à bafouiller le sésame exigé « Par-snif-don-snif-Mô-snif-Man… », tu savoureras le silence enfin revenu.
Et quand ton Monstre parfaitement calmé te dira, comme si de rien n’était, « Ah ben Maman, c’était une grosse crise, hein, celle-là », tu ne la fusilleras pas du regard. Non.
Tu lui diras en la serrant très fort dans tes bras « Ah ça oui, mon amour, c’était une grosse crise, et Maman ne veut plus jamais que tu cries comme ça, c’est compris ? »
*Oui, bon, ça va, hein : J’en connais un - que nous ne dénoncerons pas Jean-jacques - qui a abandonné ses 5 enfants après avoir écrit un Traité d’éducation célébrissime…
14:45 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-jacques rousseau, mini-monstres


