03.07.2009

Le Freak, c’est chic

freaks.jpgJ’ai deux nouvelles.

La bonne, c’est que je vais bénéficier d’un prix de groupe chez le pédopsy.

La mauvaise, c’est que mes DEUX filles sont folles.

Extrait de conversation ordinaire :

Mini-monstre en Second, 4 ans : « Tu crois qu’on peut conduire une voiture avec un piercing ? »

Mini-Monstre Premier, 8 ans :  « Ben oui. On peut bien conduire un vélo avec les oreilles percées, alors… Mais sans les bras, ça doit être compliqué, je crois… »

02.07.2009

Balayer à ma porte

balai.gifMa femme de ménage part à la retraite.

« Ca va être bien » elle m’a dit « je vais enfin avoir le temps de faire mon ménage quand je me lève, à 6H du matin… »

Les araignées vont beaucoup la regretter, elles qui tissaient leur toile peinards juste sous ses yeux de presbyte.

Et moi aussi, je vais beaucoup la regretter. Car on se moque, on s’est moqué, mais ma femme de ménage, elle compatissait vraiment en écoutant mes misères.

Alors que la nouvelle, elle a 8 enfants.
Et à qui je vais pouvoir faire croire, maintenant, que c’est galère de travailler en ayant 2 enfants ?

01.07.2009

Des souris et des hommes. Et des rats. Et des fourmis.

rat.jpgLe truc bien dans ma maison avec jardin, c’est que j’ai les inconvénients de la campagne en plein centre ville : je suis envahie par les bestioles.

D’abord, on a eu des puces savantes, qui ont sauté directement depuis une solderie jusque dans mon lit, puis de lit en canapé, de canapé en plaid, de plaid en peluche, et c’est là que ça a dégénéré.
12 machines à laver plus loin, j’ai enfin réussi à m’en débarrasser.

Après on a eu des poux très malins, puisqu’ils avaient quand même passé plusieurs jours à s’instruire sur les cerveaux de mes enfants écoliers.
Après quelques shampoings et beaucoup de hurlements, il n’y paraissait plus rien.

Y’a eu aussi un épisode fourmis particulièrement instructif :
Quelle leçon pour les Mini-Monstres que d’observer le convoi des ouvrières dans notre salon, progressant en ligne sur le canapé pour atteindre les miettes sur la table basse.
Leçon de vie aussi, quand on leur a expliqué qu’avec une goutte de poison disposée sur leur passage, on allait dégommer toute une fourmilière en 3 jours.

Puis, on est rentré dans une phase rats et souris. Et vu leur capacité à déjouer tous nos pièges, on a conclu avec le Ch’ti que c’était des rongeurs génétiquement modifiés, échappés d’un laboratoire.
Même que – d’après les Mini-Monstres – c’était des souris-Houdini, capables de rentrer dans le frigo fermé, d’ouvrir un pot de mousse au chocolat, et de le manger en loucedé.

On a frappé fort. Au sale comme au figuré : on a fait venir Mouse Buster, dit The Killer.
Un gars qui nous a installé des pièges collants. Ça immobilise la souris et elle meurt d’épuisement.
Enfin, en théorie.
Parce qu’en réalité, le Ch’ti a dû l’achever au balai. Ce qu’il avait pas prévu, c’est qu’elle exploserait sous l’impact.

Le premier qui me supplie d’introduire un animal de plus dans ma maison-ménagerie, je lui fait la peau. De lapin, par exemple.

24.06.2009

Rouge Bisous

beauty.jpgSoyons Beauty. Soyons Trendy. Soyons Beauty Trendy.

Ce message s’adresse à toi, moyen Belle aspirant à le devenir un peu plus – principale motivation féminine pour enrichir la Beauty Industry, isn’t it ?

Partout, on te dit aujourd’hui que The Ultimate Strategy Beauty, c’est le détournement de tes produits.

Transformer ton blush en fard à paupières, métamorphoser ton gloss en rouge à joues, transposer ta poudre libre sur tes lèvres.

Certes.

But crois-en la Ch’tite, Expert Beauty :
Jamais, oh grand jamais, no never ever,  tu ne dois utiliser ton vernis à ongles en guise de rouge à lèvres.

It is not Glamour at all.

Je le sais de source sûre, Mini-Monstre en Second a essayé.

Sans compter que le démaquillage des lèvres au dissolvant, c’est very douloureux.

Je le sais de source sûre, Mini-Monstre en Second a hurlé.

Oups, she did a connerie again…

23.06.2009

La nique aux statistiques

la-haine.jpg« Partout en France, l’insécurité progresse »  tonnent les prédicateurs « Méfiez-vous, braves gens, le danger guette ! »

Ah bon ?

Eh bien ce week-end, on est parti en expédition familiale, de l’aube au crépuscule.

Bouteille d’eau, ravitaillement, vêtements de rechange, mouchoirs en papier, carte routière… On n’avait rien oublié. Sauf de fermer la porte.

Porte entrouverte sur la ville sauvage, avec – de l’autre côté – bien sagement alignés, l’ordi portable, le lecteur de DVD, et quelques chéquiers.

Et le soir, quand on est rentré, on a tout retrouvé, comme on l’avait laissé :  la porte ouverte, l’ordi, le lecteur DVD et les chéquiers.

Dormez en paix, braves gens, le danger guette pas vraiment à la porte ouverte d’à côté…

22.06.2009

Mytho-mummie

coloriage.jpgJ’ai eu 10/10 à mon dessin de poésie.

Enfin, techniquement parlant, c’est Mini-Monstre Premier qu’a obtenu la note.

Mais il faut avouer que je lui avais un peu donné l’idée. Et que j’avais un peu tracé les formes au crayon à papier.
Un peu choisi les couleurs, aussi.

Et un peu terminé le dessin, vu qu’il était largement l’heure qu’elle aille se coucher.

Bon là, je flippe un peu pour notre passage en CM1.

19.06.2009

Je reviens te chercher des noises

golden_gate.jpg« C’est quoi, CA ? » j’ai demandé au Ch’ti en pointant un doigt accusateur vers le bouquin qu’il venait d’acheter.

« - Ben, c’est un roman qui se passe à San Francisco… » il a murmuré.

« Mais t’es au courant que c’est un Guillaume Musso, le numéro 1… »

«  - de toutes les listes de vente, je sais. Justement : je ne voulais pas mourir idiot… »

On ne mourra pas idiot après avoir lu Guillaume Musso, car on aura appris qu’il n’y a « que deux lettres qui séparent l’amour de la mort ».

2 lettres et une apostrophe, soyons précis, Guillaume…

D’une apostrophe à l’autre, permets-moi, Guillaume, de t’interpeller :  s’il te plaît, sois gentil, arrête de faire des phrases, parce que ton truc, tu vois, c’est juste les belles histoires.

Et crois-moi, le Ch’ti et moi, on est prêts à beaucoup pardonner à un type qui nous raconte une belle histoire. Une belle histoire qui se passe à San Francisco.

Et que celui qui n’a jamais pleuré en souvenir de la baie nous jette la première pierre.
On s’en fout, on s’abritera derrière la couverture de Que serais-je sans toi.