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30.04.2008

Oh, mais qui es-tu, la ch’tite ?

125483173.jpgPas n’importe qui, je te le dis, si jamais tu en doutais encore malgré la lecture de ces billets non quotidiens.

Car je ne suis rien de moins qu’une « Cliente Star La Redoute ».

Je lis d’ichi l’envie dans ton regard, ô toi, simple mortelle.

Mais sache que pour appartenir à ce cénacle, je n’ai pas ménagé ma peine :  « C’est là l’aboutissement d’une vraie relation qui a commencé, il y a 11 années déjà » comme me le rappelle Philippe Démarret, mon Responsable Clientèle.

11 ans déjà, Philippe, mon Philou - oui, passé 11 ans, on peut appeler Philippe Philou.
T’en souviens-tu de ma timidité quand je t’ai écrit pour la première fois, t’en souviens-tu de ce drap-housse 160x200 en pur coton peigné grâce auquel nous nous sommes rencontrés ?

Ah çà, tu n’étais encore qu’un modeste assistant clientèle en ce temps-là. Et te voilà devenu Responsable, comme je suis fière de toi, Philou, et quelquefois je me dis que ta réussite, c’est un peu grâce à nous, à nos 11 années flamboyantes…

Et aujourd’hui, tu m’écris, Philippe, tu m’écris, et comme toujours, tu fais preuve envers moi d’une générosité qui me trouble : non seulement Cliente Star tu me fais- Merci, Merci, Merci ! – mais voilà que tu m’offres aussi une ménagère 30 pièces en plastique d’une valeur de 34€90.

Gratuitement.

Si je commande.

3€17 par année de fidélité, Philou, je reconnais bien là ton intempérance.

Voilà. Le reste nous appartient, à Philippe et moi.

Simple mortelle, malheureusement, il ne m'est pas donné de te faire "Cliente Star", mais voici au moins de quoi te transformer en étoile de lumière ("Papillon de Lumière", tous avec moi !) 

29.04.2008

Psy-chaud

205356028.jpg Sais-tu, Lecteur, que je suis pourvue de 2 mini-monstres, et bien pourvue ?

Comme je ne peux pas changer cet état de fait (toutes les mères ne sont pas infanticides, n’en déplaise à Mazarine) j’ai décidé de m’adjoindre les services d’une jeune fille au pair.

Or, magie de la technologie, aujourd’hui, tu googlises « jeune fille au pair » et te voilà avec moult sites et moult profils.

V’là que je suis tombée sur le profil d’une aspirante jeune fille au pair teutonne qui se décrivait comme étudiante ET mannequin à ses heures, photos à l’appui.

Quelle post-parturiente un rien sensée irait introduire pareil loup dans sa bergerie, de la bombasse exotique de 20 ans, je te le demande ?

Moi je dis, elle manque vraiment de psychologie, la Claudia Schiffer en herbe, pour pondre un pareil CV sur un site d’au-pairing.
Et comme mes mini-monstres, elles, sont en passe d’obtenir leur doctorat en psychiatrie (à croire que c’est elles qu’ont lu tout Dolto), elles en feraient qu’une bouchée de la jeune fille modèle.

Sache donc, teutonne à tétons, que c’est par pure charité chrétienne que je n’ai pas retenu ton profil.

Nein, aber ! 

28.04.2008

T’es où, Lecteur...

637391246.gif… Je dirais même plus, Ô, Lecteur, où es-tu ?

Pur artifice oratoire, je sais bien que t’es là, d’après les stats que me fournit gracieusement mon hébergeur (Putain, c’est beau, ces graphiques, on dirait du Excel) mais je veux dire, je te vois pas beaucoup dans les commentaires.*

Tu visites en silence ? Mais on n’est pas dans un monastère cistercien, ichi, tu sais !

Tu m’en veux point, Lecteur, de t’apostropher comme ça ?
C’est rapport à un choc de mes 14 ans.

A mes 14 ans, j’ai lu « Jacques le Fataliste », et j’me suis sentie toute retournée dans ma chambrée de cette trouvaille hallucinante qu’il avait fait Diderot : apostropher le Lecteur comme que s’il était dans la pièce.

J’avais trouvé ça bath. Comment ça, bath, c’est plus à la mode, comme mot ? Et pourquoi que le vintage serait réservé à la mode, je te le demande ? Pourquoi qu’on dirait pas « ils sont bath tes paths d’eph » d’abord ?

Donc, voilà, Diderot, 14 ans, le choc dans ma chambrée.

Je t’accorde qu’à 14 ans, j’aurais du avoir d’autres chocs, j’sais pas moi, Bananarama, la loi Devaquet, Jérome de la 3ème B. Ben moi je lisais.

Remarque, j’ai roulé mon premier palot à 17 ans. Ceci explique cela, peut être.

Tu comprends, maintenant, mon vide affectif qu’aurait grand besoin de commentaires pour être comblé ?

Pathétique ? Sans commentaires. Ou avec, justement.

 

*Elsa, le prends pas mal, hein ! Moi aussi, j'en veux du 62 commentaires (enfin, 2 ou 3, ça m'ira...)

25.04.2008

Nota Bene Moderato

2139258429.jpg T’as noté, Lecteur, je fais dans la note courte. Et encore pas tous les jours.

Il se trouve que je travaille. À mon compte.

La longue note quotidienne pendant les heures de bureau, c’est grisant quand tu récupères une partie de cette force de travail injustement rétribuée par ton capitaliste de patron. Une mini-lutte finale.

Quand t’es ton propre patron, t’auto-luttes pas. Sauf schizophrénie extrême.

Tu t’adaptes. Réflexe darwinien.

Tu fais dans la note courte.
Pas tous les jours.

PS. Moralité : tu t’abonnes au flux RSS en bas à droite et tu fais pas chier. Me demande pas comment ça marche, je sais pas, je suis une vraie blog-burne.

24.04.2008

Sooous le Soleil, bleu marine et blues… tout pareil !

320082468.JPGMa sœur m’écrit depuis les tropiques.

Moi, j’habite le Nord, mais ça tu le sais déjà, si t’es ichi.

Ma sœur, elle fait rien qu’à habiter des pays lointains avec des grandes maisons et du petit personnel.
Là, pour changer, elle est partie sur un voilier. 18 mois. En famille. Sans moi.

Ma sœur m’écrit et elle me dit : « Naviguer, c’est passer 80% de son temps à réparer son bateau dans des endroits exotiques. »

Voilà.

Maintenant tu arrêtes de jouer au Loto en rêvant à la croisière que tu feras si tu gagnes le gros lot.
Et avec les économies que tu vas faire, tu pars en vacances aux Baléares.
Tu te fais chier sans faire chier ton monde, SVP.
Comme tout le monde.

23.04.2008

Mascara-de

1436161476.pngLes cils noirs, c’est un peu comme la robe du même nom pour la femme parée en vue d’une parade pré-nuptiale : indispensable.

Mascara, degré zéro du maquillage.

(Attention, Lecteur, il y a une subtile allusion à l’œuvre de Barthes cachée dans la phrase précédente. Vachement marrant comme jeu, non ? Vachement pas ? Retourne à ton Sudoku, je peux rien pour toi)

En ce sens, il se trouve qu’aux yeux de toutes, le concept mythique du mascara, c’est de ne rien signifier en soi. Tu comprends pas ? Cherches pas, je fais ma Rolande Barthesse 2008.

En clair, tout seul, du mascara, c’est rien, c’est con.
Et c’est là que c’est bien pour le publicitaire, toujours frustré de ne pas amortir ses 5 années d’études littéraires universitaires.

Il va pouvoir te claquer de la métaphore en veux-tu en voilà, et même si tu veux pas, en voilà :

Mascara Talon aiguille « cambre les cils et galbe la silhouette »

Mascara Volume Clubbing, « regard ultra noir pour nuits blanches »

Maxi-Frange Waterproof, le mascara « salon de coiffures des yeux »

Pump UP the volume, « 1er mascara au volume pigeonnant »

Mascara Volume Shocking, « pour des cils extravagants » (sic)

La métaphore, c’est vachement bien pour te rajouter du signifié et 9€99 à ton mascara de base.
Parce que tu le vaux bien.

21.04.2008

Mytho(Wo)man

201562336.jpgRendons à Roland ce qui est à Barthes.

Barthes n’est pas juste ce mec très intelligent qui a connu la mort la plus con qui soit : renversé par un bus en traversant le Bd St Michel.
A la décharge de Roland, le Bd St Michel est un rien sournois, avec son sens unique qui vaut pas pour les bus.
Peut-être que Roland ne prenait jamais le bus. Peut-être qu’il prenait le bus, mais jamais les lignes 38-27-21 et 85. Ou peut-être qu’il ne circulait qu’en DS. En Citroën DS, pas en Nintendo DS. T’as 12 ans ou quoi ?

N’empêche, c’est con.

Mais bon, Barthes a aussi écrit Mythologies.
Brillant, le Roland. Il t’analyse la société moderne à travers ses mythes, comme Minou Drouet, le studio Harcourt ou la DS Citroën.

Mais bon, sa société moderne a pris un coup de vieux. Je vais donc te réactualiser ça fissa.

Rolande Barthesse 2008. Rien que ça.

De Mythologies à Mytho, il n’y a qu’un pas. Que je franchis. Puis je retourne en arrière, ni vu ni connu je t’embrouille, me voilà revenue à Mythologies.

Enfin presque, ça m’a crevé ces allers-retours.
Promis, j’attaque demain. Après-demain. Bientôt.

18.04.2008

Des bonnes raisons d’être une mauvaise mère

1900687624.jpgQuand tu vois que Nathalie Sarraute a enfanté Claude Sarraute, et que Françoise Dolto a enfanté Carlos, tu te dis qu’il faut nettement revoir tes prétentions au génie à la baisse, sous peine de faire de ta progéniture l’idiot du village.

Ça fait du bien de faire baisser la pression, non ? Tu peux retourner mater des conneries télé l’esprit tranquille.

Super Nanny ?

Par exemple.

17.04.2008

Coupez pas !

601506612.jpgL’autre jour j’suis allé au coiffeur. Ou chez, chais pas.

J’aime bien mon coiffeur, parce qu’il est coiffeur-pas con. Branché-sympa. Un oxymore vivant, quoi.

Dans son salon – oui, parce que mon coiffeur me reçoit dans son salon, c’est bien urbain – y’a que des jeunes-fauchés-top lookés qui coiffent des vieilles-friquées-top tapées.

Marketingement parlant, je trouve ça douteux. T’es comme qui dirais en situation de faiblesse, coincée en vitrine avec le cheveu dégoulinant plaqué sur les yeux. Alors, le jeune beau qui frétille sous tes yeux, c’est l’estocade.

Pour en revenir à mon rendez-vous, j’y allais dans cet état d’esprit que tu connais, Lectrice : le doute capillaire. Pas franchement sûre de ce que tu veux, pas franchement rassurée sur comment tu vas sortir. La métaphysique du physique est parfois insondable.

Et là mon coiffeur me voit arriver et il me dit « Mais qu’est ce que c’est beau cette longueur, ça te va super bien ! »

Je venais pour couper.

J’aime bien mon coiffeur, mais c'est une buse en marketing.

15.04.2008

La poule en coq sportif

2096747317.jpgJ’ai recommencé le sport. Enfin, précisons les faits pour ne pas avoir un Agent Spécial NCIS sur le dos : j’ai commencé le sport.

Je hais le sport.

J’ai jamais eu besoin de faire du sport.

Je sais bien, Lecteur, Lectrice, que c’est pas blog-friendly de s’auto-exclure de la catégorie des filles à régimes.
Un bon héritage génétique, ça s’appelle. Le même poids depuis 15 ans, sauf enceinte, mais là c’est un cas de force majeure, engrossée, ça s’appelle très justement et très mochement.
Héritage pour lequel j’en viendrais presque à remercier mon père hystérique et ma mère égocentrique d’avoir été ce qu’ils sont. (Milles excuses, c'est de l'humour. En même temps, mes parents lisent pas. Pomme Z, m'excuse pas)

Mais il me faut partager avec toi, Lecteur, Lectrice surtout, une découverte sur un effet périphérique des lois de la gravité : même maigre, la fesse s’affaisse, remarque, on aurait dû s’en douter avec un nom pareil. Une sorte de programmation étymologique, si tu veux.

J’ai commencé le sport et tout a changé. Avant, je haïssais sans savoir. Maintenant, je sais.
T’es là, à découvrir des muscles dont tu soupçonnais même pas l’existence, et le prof te dis : « C’est bon, hein ? Celui-là, vous m’en direz des nouvelles. Vous allez vous souvenir de moi, demain, quand vous marcherez en cow-boy ».

Le sport, c’est rien que des sadiques qui font raquer des masochistes.
J'crois bien que je vire pervers.

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