31.03.2009
Little Big Woman
Mini-Monstre Premier, c’est du vif-argent.
Elle passe en un éclair du tendre à la colère et de la tristesse au rire.
Elle est tous les âges à la fois, espiègle enfant, ado rebelle et adulte grave.
Plus tard, Mini-Monstre Premier sera je crois quelqu’un qu’on n’oublie pas.
Mais pour le moment, c’est parfois un peu épuisant d’être parent d’une si grande petite personne de 8 ans.
Où l’on s’aperçoit que blogguer, ça se confirme que c’est écrire ce qu’on n’osera pas dire aux personnes concernées.
08:45 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : little big man, mini-monstres, sémiologie du blog
30.03.2009
C’est pas la mère à boire
J’ai une copine Mère Indigne. Maman de 4 enfants.
Entendons-nous, en fait c’est une mère hors pair, mais « Mère Indigne je suis », c’est elle qui le dit.
On s’est reconnues un jour à la sortie de l’école, 2 moutons noirs perdus dans un troupeau de mères parfaites.
Comme un coup de foudre. En amitié.
C’est grâce à elle que j’ai compris ce fait extraordinaire : j’avais le droit d’être Maman tout en restant moi-même.
Je sais, c’est incroyable, mais j’ai passé 7 ans à essayer en vain d’être une bonne maman, aimant jouer, bêtifier, gagatifier, tout en m’emmerdant ferme.
Et pis un soir, ma copine m’a invité à manger et à boire, pendant que nos maris à Hautes Responsabilité finalisaient respectivement des dossiers hyper urgents, un vendredi à 21H.
À un moment, son fils est venu nous voir pour une dramatique histoire de carte Pokémon égarée.
« Écoute mon cœur, tu me saoules » elle lui a dit avec beaucoup d’amour. « Va te coucher, Maman sera moins énervée demain. »
Et le fiston est reparti sans broncher, sans même relever qu’on était déjà saoulées bien avant qu’il ne nous ait dérangé.
Depuis ce jour, j’ai arrêté de faire semblant, et je suis devenue moi aussi une super bonne mauvaise mère.
Alors, merci à toi, Mère Indigne Exemplaire.
Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est parfois écrire ce qu’on n’ose même pas dire en face.
08:45 Publié dans Aventurière du quotidien moderne | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : et vogue la galère, sémiologie du blog
29.03.2009
Contrat d’assurance auto : le plan B

L’autre week-end, le Ch’ti et moi, on s’est fait une réunion en temps de crise du pouvoir d’achat.
« Faut sabrer dans le budget » le Ch’ti m’a annoncé gaiement.
Oui, gaiement, tu vas comprendre pourquoi.
« J’ai donc décidé d’optimiser notre budget voitures » il a enchaîné. « Plutôt que de m’acheter une voiture neuve, comme on avait prévu, je vais me contenter à la place d’une vieille bagnole… »
« Ah ouais, c’est-à-dire ? » J’ai soupçonné.
« Eh bien, j’ai vu une annonce pour un Roadster MX5 d’occasion, vendu seulement 8 000 euros, un prix ridicule pour une voiture, tu en conviendras, ma Chérie… »
« Un Roadster MX5 ? Tu veux dire un truc décapotable avec seulement 2 PLACES, et avec lequel tu ne pourras plus JAMAIS conduire nos enfants au centre aéré, chez le dentiste ou au supermarché ? Ben, tu sais quoi, j’ai un plan B pour OPTIMISER NOTRE BUDGET VOITURES » j’ai hurlé avec beaucoup de calme.
Et c’est ainsi, très posément, très dignement, que je lui ai dévoilé le fruit de mes recherches : un devis d'assurance en ligne que j’avais demandé la veille.
D’après mes calculs savants – enfin bon, j’ai rien calculé, je me suis juste laissé guider, mais on va pas chipoter - en passant par Direct Assurance , le N°1 de l’assurance auto en direct, on pouvait économiser 25% pour assurer ma Logan Dacia en tout risque.
« Et encore » j’ai ajouté, « j’ai pas fait le devis pour la tienne, mais si ça se trouve, on pourra économiser jusqu’à 30% d’après ce qu’ils disent ! Et en plus, si on trouve moins cher ailleurs, Direct Assurance nous offre jusqu’à 2 fois la différence, jusqu’au 15 avril 2009. Et même qu’en cas d’accident, ils nous prêtent gratuitement un véhicule de remplacement… »
Et voilà comment, le Ch’ti et moi, on a décidé de finalement optimiser notre budget assurance auto.
Très posément, très dignement, très simplement.
09:05 Publié dans Messages à caractère informatif | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.03.2009
Les Je du cirque
Dimanche dernier, avec les Mini-Monstres, c’était le cirque.
Oui, dimanche dernier, on a assisté aux répétitions publiques du cirque Arlette Gruss.
Une centaine de pelés mal réveillés, une vague musique de fond, des lumières crues : le plus beau spectacle de cirque que j’ai jamais vu.
Car sans la distance spectaculaire, le cirque redevient humain.
Il y avait le dompteur, emmitouflé dans sa doudoune, l’air fatigué, désemparé, car que peut-on bien faire quand un tigre de 300kg vous fait face en rugissant dangereusement, refusant d’obéir ?
Il y avait deux anges suspendus en survêtement, Kevin Gruss et son amoureuse, deux gamins de 20 ans tournoyant enlacés, et explosant de joie en revenant à terre, si fiers de nous avoir émerveillés.
Il y avait Laura Maria, 9 ans, une écolière en jean et sweat, qui doit jouer à la DS et idolâtrer Britney Spears, mais ce dimanche matin, la petite fille d’Arlette menait ses minis poneys à la baguette, juste une enfant épatant d’autres enfants.
Il y avait la troupe d’acrobates chinois, ados du bout du monde, qu’on retrouva plus tard devant le chapiteau, bouche bée à regarder un défilé de vieilles voitures carrossées…
« Revenez nous voir le soir » a dit Monsieur Loyal « vous verrez, c’est magique »
Mais la magie pour moi, elle était là, en ce Dimanche matin : quelques êtres humains, ni tout à fait des autres, ni tout à fait pareils.
Eh les gars, il était pas sponsorisé ce billet-là, mais dès demain, je vous en mets un, parce qu’en bonne débutante, j’ai un peu merdé dans les dead-line de publications…
09:00 Publié dans Billets Non Sponsorisés et pourtant ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arlette gruss
27.03.2009
Végétaliseurs : the show must go on !

Le Ch’ti et moi, tous les soirs, on se fait une scène dans notre tragédie en V actes : « la Guerre de la Poubelle aura bien lieu », ça s’appelle.
Moi, je joue le rôle de la belle bio : « Tu peux m’expliquer POURQUOI t’as mis la brique de lait dans la poubelle de la cuisine ? » je vocifère « Je te rappelle que ça se recycle, ces machins là : c’est l’AUTRE POUBELLE, la rouge ! »
Lui, il tient l’emploi du j’men-foutiste de la planète « Ah ouais, mais si tu crois que j’ai que ça à faire, de trier nos déchets : Je bosse, moi, figures toi ! », il me tacle à chaque fois.
Oui, tous les soirs, la pièce se termine comme ça : « Je bosse moi ».
Sauf que.
Désormais, j’ai le pouvoir de transformer la tragédie de la poubelle en comédie de l’ écologie , grâce à cette simple réplique :
« Ah ouais, mais moi je connais des salariés chez Yves Rocher qui ont trouvé le temps de créer le site des Végétaliseurs, et je te prie de croire qu’ils voient la vie en vert, eux ! »
Et alors, le Ch’ti est moi, on se réconciliera devant l’écran.
« Regarde mon Amour » je lui dirai « y’a même un annuaire Végéterre, avec tous les spots Nature où on va pouvoir batifoler dans les grands champs de blé et de fleurs… »
« Oh, Cuero Mio » il me susurrera « Lachate me Cantare, car on va aussi participer au concours Pur Bien-Etre, et on sera purement bien, toi et moi, au pied des pistes ou amoureusement enlacés en pleine nature … »
Et c’est à ce moment là que Mini-Monstre Premier nous rejoindra « Oh, mes parents chéris » elle nous dira « Regardez, on peut aussi participer au Challenge Végétal, en postant une vidéo de notre animal domestique. Ça tombe bien, vous m’aviez promis d’acheter un lapin ! »
« Va pour le lapin, alors, choupinette » on s’attendrira tous les deux.
Bon alors, t’as compris, si toi aussi tu veux que ton Environnement familial passe au vert - et que ton couple connaisse un développement durable - rejoins vite la grande communauté des Végétaliseurs.
Parce que sérieusement, le végétal, il suffit pas de le bouffer en salade, il faut agir, quoi les gars !
Article sponsorisé
08:40 Publié dans Messages à caractère informatif | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.03.2009
Re-poser un lapin
Ça fait des mois que Mini-Monstre Premier nous bassine pour avoir un chien.
On a décidé de lui concéder un lapin, selon une technique de négociation à la baisse bien connue des parents et des clients en temps de crise.
Samedi dernier, on a donc entamé une grande transhumance familiale vers l’animalerie de quartier.
Eh bien je peux te dire que l’expression « cage à lapins » est nettement usurpée.
Parce que ça fait mini 1 mètre de long sur 60 cm de large, ce cloaque. Et ce pour un lapin nain.
« Et on peut tabler sur combien, comme espérance de vie ? » j’ai questionné le vendeur.
« - Rassurez-vous, au moins 6 ou 7 ans » il s’est enthousiasmé.
« Ah… Mais, vous n’en auriez pas des usagés, par hasard ? » j’ai tenté de négocier.
On est reparti sous le regard horrifié du vendeur, traînant nos Mini-Monstres en pleurs, parce que finalement on a décidé d’attendre pour l’acquisition d’un lapin.
Au moins jusqu’à Pâques.
Et en chocolat.
Où l’on s’aperçoit que l’on peut blogguer ET être Maman, sans pour autant avoir un blog DE Maman…
08:40 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, sémiologie du blog
25.03.2009
Entre les murs…
La mère, la mère toujours recommencée,
malgré les cris, les colères, les mini-guerres de bacs à sable…
Mais pourquoi nos enfants mettent-ils tant d’énergie à tester nos limites ?
La mère, la mère toujours recommencée,
chaque nouveau matin, être mur des lamentations comme barrières de protection…
Et puis entre les murs, ouvrir pour eux la porte étroite qui conduit à la vie.
08:45 Publié dans Tiens, j'ai écrit ça, moi ? | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.03.2009
Slumdog Millionnaire a gagné !
Avec le Ch’ti, on a vu Slumdog Millionnaire au cinéma. Quel Suspense !
Je ne te parle pas de l’histoire, le film aux 8 oscars, on se doute bien dès le début que ça va finir plutôt bien…
Non, ce soir-là, le Suspense était assis au rang devant moi, de très mauvaise humeur : « Toutes façons, chuis sûr que ch’est une daûbe, cte film » qu’il a maugréée à sa fille pendant le générique.
« Mais Papa, puisque je te dis que les critiques sont bonnes, enfin ! »
J’avais beau regarder, dans le noir, le Suspense restait entier, totalement muet, mais sitôt les lumières rallumées, il s’est levé :
« Ben ch’étô bien » il a dit.
Eh ben, le Ch’ti et moi, ça nous a ôté un fameux poids, ce happy-end des familles…
Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est plutôt un truc sans fin qu’on sait même pas si ça finit bien…
08:40 Publié dans La catégorie que je sais pas où les mettre ces bil | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : slumdog millionnaire, le ch'ti, sémiologie du blog
23.03.2009
Venise multi-canal
En ces temps de crise, la tentation de Venise, pour nous autres free-lance, c’est de (re)devenir salarié.
C’est-à-dire la tentation des appointements, mais comme ce terme le sous-entend justement, le salaire assuré implique en échange un temps de présence avéré, dûment pointé.
On m’a fait un appel du pied appuyé, dernièrement, qui m’a confronté à de possibles et douloureux renoncements.
J’ai décidé plutôt d’attendre les lendemains qui chantent « bye bye la crise »…
Tu sais, ce jour prochain où on réalisera l’escroquerie étymologique du libéralisme, qui nous a fait passer la liberté pour le « tout faire et n’importe quoi sans loi », omettant au passage que cette notion est toujours limitée par les droits des autres individus…
Et en attendant, pour tromper le temps qui passe sans clients, j’ai décidé de peut-être céder à la tentation des billets rémunérés.
« Laisse les galères à Venise », en somme.
Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est un acte gratuit qui peut devenir payant.
08:44 Publié dans Le Geek, c'est chic ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.03.2009
Signe de bonne conduite
Sais-tu quel est le signe qui te permet d’affirmer que tu bloggues trop ?
C’est la première pensée qui te traverse l’esprit quand tu reçois une convocation de la Police : « Tiens, ça me fera peut-être un billet ? »
Et pourtant, il y avait de quoi être effrayée vu le haut crime dont on m’accusait : avoir roulé à 54 km/h au lieu de 50 sur une route en no man’s land, toute droite et sans piétons.
Accusation que je contestais, étant moi-même un allotayah des excès des vitesses, prompte à condamner en général toute personne céléritairement excessive, et en particulier la personne du Ch’ti.
« Surtout, habille-toi sexy » m’a recommandé le Ch’ti.
« Ça va pas, non ! Je voudrais pas risquer une tentative de corruption de fonctionnaire » que j’ai rétorqué.
Après 5 minutes dans les locaux de la Police, vêtue de ma seule bonne foi, j’ai bien été obligée de constater qu’elle ne suffirait pas à m’éviter de payer l’amende réclamée.
Pour me consoler, le policier – parfaitement gentil au demeurant – m’a confié « Je ne devrais pas vous le dire, mais vous savez, c’est devenu un ball-trap, cette route : en une matinée, on peut flasher facile 200 voitures, et pour des vitesses ridicules, comme vous… Qu’est-ce que vous voulez, il faut bien remplir les caisses de l’Etat ! »
Et c’est ainsi que je suis repartie le cœur plus léger de 90 euros, satisfaite d’avoir contribué ainsi à la justice sociale dans notre pays, telle que le bouclier fiscal.
Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est parfois comme une discussion de comptoir défouloir…
08:44 Publié dans Le Signe Qui Ne Trompe Pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


