24.06.2009
Rouge Bisous
Soyons Beauty. Soyons Trendy. Soyons Beauty Trendy.
Ce message s’adresse à toi, moyen Belle aspirant à le devenir un peu plus – principale motivation féminine pour enrichir la Beauty Industry, isn’t it ?
Partout, on te dit aujourd’hui que The Ultimate Strategy Beauty, c’est le détournement de tes produits.
Transformer ton blush en fard à paupières, métamorphoser ton gloss en rouge à joues, transposer ta poudre libre sur tes lèvres.
Certes.
But crois-en la Ch’tite, Expert Beauty :
Jamais, oh grand jamais, no never ever, tu ne dois utiliser ton vernis à ongles en guise de rouge à lèvres.
It is not Glamour at all.
Je le sais de source sûre, Mini-Monstre en Second a essayé.
Sans compter que le démaquillage des lèvres au dissolvant, c’est very douloureux.
Je le sais de source sûre, Mini-Monstre en Second a hurlé.
Oups, she did a connerie again…
08:50 Publié dans Jsuis 1 fille ordinaire dis-moi pas ke cé pas vrai | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, beauty
23.06.2009
La nique aux statistiques
« Partout en France, l’insécurité progresse » tonnent les prédicateurs « Méfiez-vous, braves gens, le danger guette ! »
Ah bon ?
Eh bien ce week-end, on est parti en expédition familiale, de l’aube au crépuscule.
Bouteille d’eau, ravitaillement, vêtements de rechange, mouchoirs en papier, carte routière… On n’avait rien oublié. Sauf de fermer la porte.
Porte entrouverte sur la ville sauvage, avec – de l’autre côté – bien sagement alignés, l’ordi portable, le lecteur de DVD, et quelques chéquiers.
Et le soir, quand on est rentré, on a tout retrouvé, comme on l’avait laissé : la porte ouverte, l’ordi, le lecteur DVD et les chéquiers.
Dormez en paix, braves gens, le danger guette pas vraiment à la porte ouverte d’à côté…
08:45 Publié dans Aventurière du quotidien moderne | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, et vogue la galère
22.06.2009
Mytho-mummie
J’ai eu 10/10 à mon dessin de poésie.
Enfin, techniquement parlant, c’est Mini-Monstre Premier qu’a obtenu la note.
Mais il faut avouer que je lui avais un peu donné l’idée. Et que j’avais un peu tracé les formes au crayon à papier.
Un peu choisi les couleurs, aussi.
Et un peu terminé le dessin, vu qu’il était largement l’heure qu’elle aille se coucher.
Bon là, je flippe un peu pour notre passage en CM1.
09:50 Publié dans La catégorie que je sais pas où les mettre ces bil | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres
19.06.2009
Je reviens te chercher des noises
« C’est quoi, CA ? » j’ai demandé au Ch’ti en pointant un doigt accusateur vers le bouquin qu’il venait d’acheter.
« - Ben, c’est un roman qui se passe à San Francisco… » il a murmuré.
« Mais t’es au courant que c’est un Guillaume Musso, le numéro 1… »
« - de toutes les listes de vente, je sais. Justement : je ne voulais pas mourir idiot… »
On ne mourra pas idiot après avoir lu Guillaume Musso, car on aura appris qu’il n’y a « que deux lettres qui séparent l’amour de la mort ».
2 lettres et une apostrophe, soyons précis, Guillaume…
D’une apostrophe à l’autre, permets-moi, Guillaume, de t’interpeller : s’il te plaît, sois gentil, arrête de faire des phrases, parce que ton truc, tu vois, c’est juste les belles histoires.
Et crois-moi, le Ch’ti et moi, on est prêts à beaucoup pardonner à un type qui nous raconte une belle histoire. Une belle histoire qui se passe à San Francisco.
Et que celui qui n’a jamais pleuré en souvenir de la baie nous jette la première pierre.
On s’en fout, on s’abritera derrière la couverture de Que serais-je sans toi.
08:40 Publié dans The Ch'ti Show | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le ch'ti, guillaume musso
18.06.2009
Enfin un happy end !

Les histoires d’amour, ça finit toujours mal : « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ».
Traduction : on fait pipi sur un bâton en plastique, et c’est là que les ennuis commencent.
Mais bon, on s’en aperçoit pas tout de suite : on se regarde dans le blanc des yeux rougis par l’émotion, on se serre très-très fort et on commence à chercher des prénoms.
Alors que la seule chose sensée à chercher, ce serait comment on fera garder bébé. Sur le champ.
Parce que trouver la personne qui va garder son bébé, c’est un peu comme chercher une aiguille dans la botte de foin sur laquelle on l’aurait conçu. (avant qu’il ne naisse dans les choux, miracle de la Nature.)
Moi, j’y suis arrivée deux fois. Deux nounous formidables, devenues des amies, que je bénis le ciel d’avoir placé sur mon chemin.
Sur mon chemin pavé d’embûches – 3 mois de recherches effrénées – car faudrait pas oublier que le ciel va pas t’aider si toi, tu t’aides pas.
Enfin là, je vous parle d’un temps que les moins de 3 mois ne peuvent pas connaître.
Parce qu’aujourd’hui, o tempora, o mores, les choses ont bien changées.
Aujourd’hui, pour faire faire garder son enfant, suffit de surfer sur le site mon-enfant.fr
C’est un site crée par la Caf avec plein de professionnels de la profession, c’est du sérieux, donc.
Y’a de l’info synthétique, un topo ultra clair sur tous les modes de garde.
Y’a de l’info économique, un simulateur qui te permet de calculer le prix d’accueil.
Et puis surtout, Saint-graal du pratique, y’a l’onglet « je recherche » : ou comment en un clic – et selon tes critères – trouver la perle rare qui gardera bébé.
Le fin du fin, c’est donc ça, finalement :
« Ils se marièrent, ils eurent beaucoup d’enfant et ils les firent garder facilement ».

08:40 Publié dans Messages à caractère informatif | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.06.2009
L’ange déchu
Dans une autre vie, Jean Teulé fut un ange blond et bouclé, ménageant ses apparitions dans l’Assiette Anglaise de Bernard Rapp.
Ci-gît donc Jean Teulé, dans les limbes de ma mémoire télévisée, chroniqueur décalé, dévoreur de culture dans un cadre feutré.
L’ange blond a muté, chrysalide éclos écrivain, étrange écrivain, catégorie bizarre, découvert pour ma part dans son inquiétant « Magasin des Suicidés »
Ici encore, avec Les Lois de la gravité, Jean Teulé poursuit la veine du morbide-burlesque.
Vingt-deux heures dans un commissariat de quartier. Une femme vient se livrer à la Police, s’accusant du meurtre de son mari, commis 10 ans auparavant, crime qui sera prescris le soir-même à minuit.
Le roman déroule donc ce face-à-face d’une nuit : une femme coupable mais innocente, battue par son mari ; un policier fatigué mais humain, se refusant à être l’instrument du destin.
Temps, lieu, action, Sainte Trinité de l’unité, tout est donc réuni pour faire une tragédie, mais un tragique moderne, misère et décadences du Fatum des petites gens.
Je ne crois avoir aimé. Non pas que ce roman soit objectivement mauvais.
Mais entre les personnages et moi, l’alchimie n’a pas pris.
Ou plus exactement, entre eux et moi, il y avait un 3ème homme trop présent, l’auteur, maniant ses marionnettes comme des pantins désarticulés, disséquant le sordide pour mieux s’en rassasier…
Et puis parfois, sans qu’on sache vraiment pourquoi, un style ne vous parle pas, il sonne faux à l’oreille, comme un rythme dissonant, vaguement inquiétant.
Oui, l’ange Teulé a bien muté, et finalement, c’est peut-être cela qui m’a le plus dérangée…
Lecture effectuée dans le cadre du Prix Littéraire des Blogueurs
Découvrez aussi les critiques des autres membres du jury sur Les lois de la gravité :
> Pimousse
10:00 Publié dans Prix Littéraire des Blogueurs | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les lois de la gravité, jean teulé, prix littéraire des blogueurs
11.06.2009
Rien ne sert de s’époumoner…
Sais-tu quel est le signe qui me permet d’affirmer sans me tromper que j’ai une vie de merde ?
C’est la scène qui s’est jouée il y a quelques jours dans mon salon :
De passage dans le Nord, deux grandes tantes from my side s’étaient expressément déroutées pour prendre de mes nouvelles.
« Alors ? » m’a demandé la Tante Berthe « parle-moi un peu de ton travail ma petite chérie »
Elle m’a au moins écouté 15 secondes. Jusqu’à ce que la tante Madeleine – en pleine conversation avec le Ch’ti – ne lui tapote le bras « Mais écoute donc Berthe, les Hautes Responsabilités de ce garçon, c’est proprement fascinant… »
Je ne me suis pas démontée. Je suis partie fumer.
Je table sur mon cancer du poumon pour retenir un peu leur attention.
08:45 Publié dans Famille, je vous Haime, Le Signe Qui Ne Trompe Pas | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : et vogue la galère, famille and co, le travail c'est la santé
10.06.2009
Ca va être leur fête, aux pères…
Devant la classe de Mini-Monstre en Second, la maîtresse nous a joyeusement alpagué :
« Mettez-vous en rang, les Mamans ! On va faire une photo avec votre enfant : C’est pour la fête des Pères… »
« Ben heureusement que vous avez pas eu cette idée pour la fête des Mères » ça a gueulé dans les rangs « Parce que vous devez pas les voir souvent ici, les papas ! »
« Tu m’étonnes ! » une autre a renchéri « C’est nous qu’on fait tout ! »
« Vous savez ce qu’il m’a dit, mon mari ? » nous a pris une troisième à partie « Tu peux bosser si tu veux… tant que tu continues à t’occuper de tout à la maison ! »
« Moi, c’est le repassage… j’en peux plus de toutes ses chemises à repasser ! »
C’est alors que la maîtresse a commencé à nous mitrailler, avec la ferme intention de briser ce Front de Libération des Mères en Colère.
Après ça, faudra pas s’étonner qu’elles tirent un peu la gueule sur la photo de la fête des Pères, les Mères-courage découragées…
08:45 Publié dans Sociologie derrière le comptoir | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fête des mères, fête des pères, mai 68, et vogue la galère
08.06.2009
ONISEP qui mal y pense
Aujourd’hui, y’a plus trendy que le « Jacques a dit ».
C’est le « Violette a dit ».
Or donc, Violette a dit ici « Bon nombre de blogueuses se sont professionnalisées (…) en devenant rédactrices »
Innocentes blogueuses, ma conscience professionnelle m’ordonne de vous avertir !
Conceptrice-rédactrice, c’est pas juste écrire des jolis textes en « bon français ».
Non, la plupart du temps, c’est surtout « traduire du chinois ».
Soit : un client qui te tient pendant 3H un discours haletant sur la « gestion logistique sous statuts douaniers » ou « l’agencement prototypal à visée muséographique » ou encore le « système de management environnemental ».
Qu’il faudra ensuite traduire pour rédiger un texte sexy et passionnant.
Et en bon français, c’est vrai.
Alors, que y’en n’aille pas après qu’elles disent que si elles auraient su, elles auraient pas venu…
08:45 Publié dans Le Geek, c'est chic ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : violette, travail & santé, conceptrice-rédactrice
05.06.2009
Rouge, le feu, la croix…

« Et là, Maman, pourquoi tu donnes ? »
Les enfants posent tout haut ces questions qu’on ne veut même pas se poser tout bas.
Pourquoi donner, et parfois pas ?
Feu rouge après feu rouge, on dirait cynique que les offres de misères se succèdent.
Préférez-vous la maman enceinte et son bébé, les enfants dépenaillés, la grand-mère édentée, l’handicapée à genoux sur ses jambes coupées ?
Feu rouge après feu rouge, la conscience se dérobe d’être ainsi tiraillée, sommée de regarder ce qu’elle préfèrerait ignorer.
Pourquoi donner ? Petites pièces jetées dans l’océan sans fond, sans illusion …
Et pourtant n’as-tu jamais jeté une pièce dans une fontaine, l’espérant porte-bonheur ?
Après le Grand week-end de Mobilisation Nationale, la Croix-Rouge française poursuit sa campagne sur le web avec une grande Quête en ligne ( Webquête 2009 ).
Chaque don compte.
Voilà pourquoi donner.
Et pour quoi :
08:45 Publié dans Messages à caractère informatif | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : croix rouge française, quête en ligne, webquête 2009


