29.09.2009
Le Journal d’une critique
C’est l’histoire d’un bandeau rouge, perdu puis retrouvé.
Enfin, en tout cas, c’est mon histoire à moi, avec le « Journal d’une voisine Tome 1 » - de Doris Lessing – et ce récit-là, je suis moyen fière de te le faire.
Ça a commencé avec les premières pages, comme souvent quand on attaque un roman – oui, bon, pas toujours, si tu crois que je te vois pas, toi qui lis d’abord la fin en loucédé…
C’était l’histoire de Jane, londonienne lancée, rédactrice en chef d’un magazine féminin, wonder woman totally 80’s, blabattant mari et mode avec sa copine de bureau Joyce.
« OK, je vois le genre littéraire » je me suis intérieurement conclu « c’est comme Bridget Jones, mais en plus vieux, et en plus pathétique… »
Parce qu’après le frivole, on avait du pathos : la rédactrice de mode s’était soudain avisé qu’elle avait une voisine - la vieille, acariâtre et misérable Maudie Flowers - et s’était entiché de lui rendre service…
De mon côté, j’avais – il faut l’avouer – un peu de mal à rendre visite à Jane aussi régulièrement qu’elle s’était décidé à visiter Maudie.
Et puis un petit matin, ramassant mon bouquin, j’ai retrouvé par terre, derrière la table de nuit, le bandeau rouge qui ceinturait la couv’, le bandeau éditeur, que je n’avais pas lu : « Doris Lessing, Prix Nobel de Littérature » ça m’apprenait en blanc, blanc énorme sur fond rouge sang.
Y’a que les incultes qui changent pas d’avis.
J’ai repris mon bouquin, et je lui ai trouvé plus de subtilité, une jolie manière de décrire les humains, acariâtres-attachants, frivoles-gravement, j’ai souri, j’ai compris, et même j’ai pleuré.
Et quand j’ai terminé ce roman écrit par un Nobel, j’ai trouvé finalement qu’il était plutôt bien.
C’est l’histoire d’une objectivité, perdue ou retrouvée, à vous d’en décider, car sur ce coup, les gars, je ne sais plus trop à quel jugement me fier, le bandeau sur les yeux, ou le regard inculte…
Lecture effectuée dans le cadre du Prix Littéraire des blogueurs.
Découvrez aussi les critiques des autres membres du jury sur Le Journal d’une voisine :
>Virgine B.
08:59 Publié dans Prix Littéraire des Blogueurs | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal d'une voisine, doris lessing, prix littéraire des blogueurs
26.09.2009
Denim-moi un mouton…
Il ne faut pas se voiler la fesse : le coup d’arrêter de fumer, ça fait grossir un gros peu.
Mais ce qui m’a vraiment embêté dans cette histoire, c’est pas les 5 kg que j’ai pris.
C’est les 4 jeans que j’ai perdus, soit l’équivalent du Produit Intérieur Brut du Bouthan oriental, compte tenu du cours actualisé du denim.
Mais comment ça se fait qu’aujourd’hui s’acheter un jean, ça coûte un bras, une cuisse et deux fesses post-clope ?
Vole, volons, et par mon pouvoir exploratoire, allons voir comment on fabrique le pantalon de Nïmes…
Oui, alors : si tu n’as pas conjointement un enfant de 4 ans et des valeurs chrétiennes, cette private joke Pomme d’Api by Bayard Presse risque de t’amuser moyen.
Peut-être que les surpiqûres sur les poches arrière, elles sont brodées à la main avec du fil doré à l’or fin ?
Peut-être que les nouvelles enductions effet brillant-surteint-vieilli, c’est un dérivé de pétrole millésimé « 95$ le baril » ?
Ou peut-être que les jeans d’aujourd’hui sont exclusivement fabriqués par de jeunes chinoises nubiles et pourtant certifiées encore vierges ?
Non, en fait, c’est plus simple que ça : c’est qu’on est tous un peu cons-cons d’accepter de payer si cher juste pour une étiquette…
22:33 Publié dans Jsuis 1 fille ordinaire dis-moi pas ke cé pas vrai | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : s'arrêter de fumer, mode
24.09.2009
Grand Diseux, Ptit Fumeux.
J’ai arrêté de fumer il y a 700 clopes, dixit mes poumons.
J’aurais aussi bien pu te dire, j’ai arrêté de fumer il y a 70 tablettes de chocolat, dixit mes hanches.
Heureusement qu’avec mon ami le leggings, tout devient possible (avec mon ennemi le jean, à l’inverse, ça va plus être possible pour le moment).
Ma version préférée, c’est j’ai arrêté de fumer il y a 175 euros, dixit mon banquier.
Mais vu tout l’argent économisé en clopes que j’ai déjà dépensé depuis cet été, j’ai intérêt à continuer à m’arrêter au moins jusqu’au printemps 2012.
Ah oui, en fait, ça fait 70 jours, pour dixiter comme toi. Tu es d’un commun, parfois, tu sais ?
Mais STP, je préférerais que tu évites l’incroyable banalité du cancer du poumon. Va donc voir là.
Si je l’ai fait, pourquoi pas toi ?
10:55 Publié dans La catégorie que je sais pas où les mettre ces bil | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : danger drogue, s'arrêter de fumer, leggings, mode
22.09.2009
I have a dream… (and a leggings)
Le leggings et moi, c’est une histoire d’amour improbable mais passionnelle.
Car avec le leggings, tout devient possible :
Porter une robe au printemps alors qu’on habite Lille.
La seule différence entre le printemps et l’hiver à Lille, c’est que le printemps est au mois de mars.
Aller à la boulangerie en pyjama. À condition d’être un génie catégorie pyjama.
Et en ajoutant quand même une paire de cuissardes à son leggings. Parce qu’on est un génie doté d’une conscience morale.
Faire du sport alors même qu’on a oublié son sac de sport à la maison.
Car sous la robe de printemps-été-automne-hiver, il y a un débardeur et un leggings qui rêvent d’une carrière d’athlète.
Oui, avec le leggings, tout devient possible.
Le leggings, c’est un Nicolas Sarkozy qui s’ignore.
Sauf que Nicolas, je le laisse tirebouchonner aux jambes de Carlita.
15:00 Publié dans Jsuis 1 fille ordinaire dis-moi pas ke cé pas vrai | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : leggings, nicolas sarkozy, mode
17.09.2009
Vanessa futur Paradis
Relativisons l'enfer sur terre.
Parce qu'au fond :
"Même les grandes sœurs et les bons frères" - la pire engeance que la terre ait portée - alors tu vois, pas d'inquiétude à se faire pour toi, simple pécheur ordinaire...
Sous vos aplaudissements, c'était donc Mini-Monstre en Second, 4 ans. (Ma fille, mon bébé, mon oignon, ma création) (un peu moi quoi)
08:30 Publié dans Muzik on demande | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vanessa paradis, l'ecole des fans, on ira tous au paradis
16.09.2009
Brav’attitude
Un jour, quelqu’un - un putain de génie - a dit : « Quand on a la santé, ma brave Dame… »
Depuis, de nombreux plaisantins – dont moi, moi, et re-moi – se sont gaussés lorsque les clampins en mal de conversation ânonnaient ces doctes paroles.
Il est venu le temps de la repentance.
Dorénavant, je sais, et même j’ajoute : « Quand on n’a pas la santé, rien ne va plus, Messieurs Dames, impair et passe ».
2 mois d’arrêt, vous dis-je.
L’opération a réussi, finalement. Mais pour qu’elle continue à réussir, il faut que le Ch’ti reste immobile-allongé 50 minutes dans une heure qui en compte 60.
Quand on n’a pas la santé 83,33% de son temps, les nuits ne sont pas plus belles que les jours, ma brave Dame…
10:42 Publié dans The Ch'ti Show | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le ch'ti, et vogue la galère
13.09.2009
Droit de suite opératoire
Alors donc, qu’est-il advenu post opératoirement, demande le gens.
Quel suspense ici les amis – ici, et ici seulement, car dois-je te rappeler que dans ma vraie vie, je passe le plus clair de mon temps dans une ville à la con, à éplucher des légumes et à trier du linge de corps.
Opération réussie, dixit le chirurgien. Inquiétantes douleurs persistantes, dixit l’(im)patient Ch’ti. Tu vois pas qu’on aurait fait tout ça pour rien ?
La suite, un mois de repos, pas toujours dans son lit, mais pas trop loin quand même.
Pendant ce temps-là, en coulisses, votre dévouée protagoniste s’apprête à poursuivre ce rôle qui l’a déjà vu triompher depuis 6 semaines : infirmière en chef de famille.
Mais c’est quand la relâche, dis ?
09:46 Publié dans The Ch'ti Show | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le ch'ti, et vogue la galère
09.09.2009
Chaud/froid dans le dos
Il y a dans le virtuel un tout autre possible.
Dans le monde d’ici, ce n’est pas comme si le Ch’ti devait demain faire opérer son dos.
Ce n’est pas comme si un chirurgien allait trouer sa gorge près de la carotide, et passer au travers, juste à côté du nerf, juste à côté des nerfs, ceux qui montent au cerveau, atteindre les cervicales, et poser la prothèse.
- Pause -
Non, rien de cela ici. Il y a dans le virtuel un tout autre possible.
Alors, soyons polis. On aurait dit : « Rions ».
Avant d’agoniser la gorge tranchée, le Ch’ti a décidé de faire son testament. Son testament professionnel. Mémo pour son équipe, que ça s’appelle.
Malheureusement pour lui, les Hautes Responsabilités, c’est hautement pas compatible avec le dos bloqué. Alors, pour taper son Mémo, le Ch’ti s’est résolu à m’engager comme son assistante personnelle.
« Bien, alors, tu me tapes toutes ces notes-là, tu mets les titres en gras, et t’oublies pas de passer une page à chaque fois, hein » qu’il m’a briefé en début de soirée.
« OK et toi pendant ce temps-là, t’allumes le four, tu réchauffes le gratin et t’oublies pas de faire une sauce de salade, hein » que je lui ai répondu.
Ca a dû lui faire plaisir que sa plus proche collaboratrice le considère comme un manager aussi open et accessible.
10:23 Publié dans The Ch'ti Show | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.09.2009
Marc Lavoine : beaucoup de foin pour rien…
Il y a quelques jours, Marc Lavoine m’a dit à peu près ça :
« ah on ira, tu verras, la semaine prochaine sur les bords de la Seine… »
Enfin, bien sûr, il ne me l’a pas dit directement.
Il a juste demandé à sa maison de disque d’organiser mine de rien une rencontre à Paris avec quelques bloggueuses triées sur le volet.
Quelques bloggueuses dont – comme par hasard – une en particulier que j’apprécie particulièrement, aka Camille from Fashion Gazette, et qui – comme par hasard – avait le droit d’inviter une de ses lectrices à rencontrer Marc in private. Moi, donc.
Bon, et puis, la veille, Marc a annulé.
Soi-disant une histoire de planning surchargé, de film à préparer, etc.
Sache, Marc, que je ne t’en veux (presque) pas.
Je comprends : tu as préféré sauver ton couple plutôt que de me rencontrer.
Bien.
Ne t'inquiète pas, on va être très fort, toi et moi, et tenter d’oublier tout ce foin pour rien…
10:25 Publié dans Le Geek, c'est chic ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marc lavoine, geek chic
02.09.2009
Dessous sens dessus dessous
Un jour, le Bon Roi Dagobert a mis sa culotte à l’envers.
Mais comme – contrairement à moi – le Bon Roi Dagobert ne porte pas de tanga, ça ne lui a pas pourri sa journée entière de mettre sa culotte à l’envers.
Contrairement à moi.
22:15 Publié dans Jsuis 1 fille ordinaire dis-moi pas ke cé pas vrai | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : et vogue la galère



