28.03.2009

Les Je du cirque

arlette_gruss.jpgDimanche dernier, avec les Mini-Monstres, c’était le cirque.

Oui, dimanche dernier, on a assisté aux répétitions publiques du cirque Arlette Gruss.

Une centaine de pelés mal réveillés, une vague musique de fond, des lumières crues : le plus beau spectacle de cirque que j’ai jamais vu.

Car sans la distance spectaculaire, le cirque redevient humain.

Il y avait le dompteur, emmitouflé dans sa doudoune, l’air fatigué, désemparé, car que peut-on bien faire quand un tigre de 300kg vous fait face en rugissant dangereusement, refusant d’obéir ?

Il y avait deux anges suspendus en survêtement, Kevin Gruss et son amoureuse, deux gamins de 20 ans tournoyant enlacés, et explosant de joie en revenant à terre, si fiers de nous avoir émerveillés.

Il y avait Laura Maria, 9 ans, une écolière en jean et sweat, qui doit jouer à la DS et idolâtrer Britney Spears, mais ce dimanche matin, la petite fille d’Arlette menait ses minis poneys à la baguette, juste une enfant épatant d’autres enfants.

Il y avait la troupe d’acrobates chinois, ados du bout du monde, qu’on retrouva plus tard devant le chapiteau, bouche bée à regarder un défilé de vieilles voitures carrossées…

« Revenez nous voir le soir » a dit Monsieur Loyal « vous verrez, c’est magique »

Mais la magie pour moi, elle était là, en ce Dimanche matin : quelques êtres humains, ni tout à fait des autres, ni tout à fait pareils.



Eh les gars, il était pas sponsorisé ce billet-là, mais dès demain, je vous en mets un, parce qu’en bonne débutante, j’ai un peu merdé dans les dead-line de publications…

10.02.2009

Tout le monde en (p)Arles !

fatched'eux.jpgArles is The place to be, si j’en crois les augures du magazine Elle, paru au printemps dernier.

Il y a 9 mois, oui, mais je lis toujours Elle a posteriori, depuis ma médiathèque, ce qui présente l’avantage d’éviter de me faire chier avec des tendances mortes avant que d’être nées.

Donc, cet été, on fut en Arles – car sache Ami  qu’on ne va point à Arles comme on ne va pas au Docteur, quant à se rendre au docteur à Arles, malheureux, plutôt agoniser.

Ringarde, je fus cet été, n’ayant point vagabondé en Arles, mais heureusement le Dieu des Branchés m’a envoyé Arles vendredi dernier, en programmant près de ma maisonnée le concert d’un célèbre groupe Arlésien, Les Fatche d’Eux.

« D’où qu’ils se cachent les Arlésiens ? » j’ai avisé le régisseur en entrant dans la salle « conduisez-moi immédiatement à leur loge, c’est pour une urgence Tendances ».

Oui, Groupie No Limit, c’est ainsi que je suis.

Enfin, je le suis surtout si j’ai passé 3 ans de lycée avec un des membres du groupe, qu’on s’est retrouvé sur Copains d’Avant et qu’on échangé moults mails en 2 ans.
Ce qui limite singulièrement les possibilités de me conduire en groupie harpie, en réalité.

Et c’est ainsi que derrière le rideau noir, dans le secret des loges, j’ai découvert la vérité vraie, cette réponse à la question qui te hante forcément quand tu vas au concert « Mais Bordel, kess qui foutent, déjà ¾ d’heure qu’on attend que ça commence !! »

Eh bien, avant un concert, dans leur loge, les musiciens, ils boivent.

Du rhum et du citron, parce que c’est bon pour les cordes vocales.

Et puis après ils fument, parce que c’est excellent pour leur potentiel groovesque.

Et puis, à un moment, le régisseur leur dit, à eux, les musiciens de la première partie « c’est bon, les gars, en scène dans 10 minutes, ils en sont au dessert »
Traduction : le groupe qui a fait déplacer les groupies sur l’affiche – Mauss en l’occurrence – va bientôt quitter le restaurant, donc mathématiquement, le temps d’un pousse-café, le concert peut enfin commencer.

Et alors, 10 minutes arlésiennes plus tard – 20 minutes, quoi – la foule se met à applaudir, polie puis pour de vrai. Première Partie, c’est pas un destin facile dans la vie, mais pour les Fatche d’Eux, c’est comme pour rire.

Et c’est bien pour ça que tu vas toi aussi acheter l’album des Fatche d’Eux, ici ou : parce que si ces gars sont capables de faire danser la Javalse à des groupies de Mauss, forcément, toi aussi, ils vont t’embarquer dans leur Arles ensoleillé.

Et puis, parce que – quand tu voudras faire ton Parisien branché cet été – t’auras moins l’air d’un touriste à la con en fredonnant un air des Fatche d’Eux, qui sont à la Camargue ce que les Massilia Sound System sont à Marseille : incontournables.


Ah ben non, tiens, ce billet non plus, je peux pas le faire sponsoriser. Parce que je soutiens gratuitement et bénévolement les intermittents du spectacle, j'ai une conscience politique, figure-toi. Bon, surtout les intermittents que j’ai connu au lycée, mais on va pas disséquer ma conscience, non plus…

15.12.2008

Drôle d’endroit pour une rencontre…

Tu es célibataire, toi ?
Tu cherches un homme, un vrai, entreprenant, un homme à qui la réussite sourit et qui te sourirait à toi ?

Eh bien, réjouis-toi, La Ch’tite a déniché un nid où ils sont tous réunis, et c’est ici :

metro.jpg


Metro, haut lieu de la testostérone qui se lève tôt, et toujours prête à mater une paire de gambettes égarée dans ces mâles linéaires.


Bon alors, bien sûr, tu ne croiseras là ni trader cravaté ni golden parachute, mais crois-moi, en ces temps de crises, l’artisan et le commerçant, c’est un placement sûr.

Tiens, moi, l’autre jour que j’avais décidé de m’offrir chez Metro aspirateur, balai et serpillière pour nettoyer mon bureau (tu te demandes comment je nettoyais mon bureau avant ? Moi aussi !) je suis tombé nez à nez avec un gars, enfin, plus exactement, mon balai est tombé est tombé nez à nez avec le sien, de nez…

Et ce gars, c’était lui :

Benoit_Bernard.jpg



Benoît Bernard, le chef étoilé et dread-locké de la Laiterie, estampillé l’un des 6 grands chefs de demain.

Si c’est pas du bon plan, ça, un mec brillant et toujours prêt à cuisiner, qui plus est avec un budget coiffeur proche du néant ?

Nan ?

Tu es un cas désespéré…


Tu sais que j’aurais bien aimé être sponsorisé, là, pour pouvoir me payer des langoustines, soupe de châtaignes, à la truffe blanche d’Alba. Mais tu vois pas que j’aurai dû lui demander ça juste après lui avoir cassé le nez avec mon balai…

02.12.2008

O tempo, O (philippe) morris

cigarette.jpgJe déteste perdre mon temps.

Et s’il y a bien un moment où j’ai l’impression de perdre mon temps, c’est en faisant la queue au tabac, derrière des gens qui s’apprêtent à jouer leur RMI au loto.

Parce que si on observe la situation objectivement, ils ont bien moins de chance de changer leur vie que moi la mienne : oui, « Fumer tue », c’est écrit dessus.

Laissez-passer, les gars, mon cancer n’attend pas.

Je ne comprends pas, Philippe Morris a refusé de me sponsoriser sur ce coup-là… Ingrat,va !

16.10.2008

Livre d’Or

Un jour, le Ch’ti aimera les courgettes.

J’en fais une affaire personnelle.

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On passe toute une nuit - juste une ligne pour toi - et hop, magie de la technologie :

A y’est, j’ai réussi, hier soir, le Ch’ti a déclaré, deux points ouvrez les guillemets « Mais ché bon, cha, chest quoi ? ».

Le Ch’ti est un mec brillant, c’est pour ça que je l’ai épousé.

Et « cha », c’était juste des tagliatelles de courgette, une petite chose toute bête qui consiste à faire revenir à l’huile des lanières de courgettes, préalablement jaune-d’œuf-noffées et chapelurisées.

J’ai trouvé la recette dans un livre de de cuisine qui annonce clairement la couleur dès le titre : « Que faire de simple aujourd’hui avec des légumes frais ? »
C’est les légumes pour les nuls. Ou les hommes. Pardon pour la répétition.

 

recette.gif

 

Ce livre est brillant.
Et je ne dis pas ça parce que l’auteure est du Nord. Ni parce que je l’ai connu dans une vie antérieure. Ni parce que j’aime d’amour mon marchand de légumes (« Karim, jte kiffe ! Tu m’offres des citrons, dis ? »)

Nan, jte dis ça, parce que va-t’en-trouver un sujet de billet par jour. C’est pas humain ce truc. C’est pas compatible avec une vie normale, où tous tes neurones sont mobilisés jour après jour pour parvenir à nourrir ta famille équilibré et varié.

La tatin de fenouil au miel, les beignets de céleri, les chips de potiron, ça te sauve la mise. Ce bouquin, limite, il devrait t’être remboursé par ton hébergeur.

Il aurait du être sponsorisé, celui-là, hein ? Putain, mais je peux pas, je connais l’auteure, déontologie, tu vois. Et puis, je l’ai déjà (payé) son bouquin, et même qu’elle en vend tellement sans moi qu’elle va le traduire en ricain.

10.07.2008

On est flou d’Afflelou

sixtine.jpgMoi et Dame Nature cette pute, à la base, on était copines. Avant que je découvre qu’elle m’avait arnaqué sur le merveilleux job de Maman, très-très éloigné du 35H pépère annoncé.

Mais à la base, il faut l’avouer, je suis un peu la Grande Œuvre de Dame Nature. (La GRANDE Œuvre, pas le GROS Œuvre)

Oui, un jour, il y a très longtemps peu de temps, Dame Nature s’est dit : « Tiens, essayons pour voir de mettre dans un seul corps la Beauté & l’IntelligenceEt des grands pieds pour stabiliser le tout. »

Puis, Dame Nature a contemplé sa création, et elle s’est dit « Tout cela est bel & bien. Mais il me faut ajouter un petit défaut à cette perfection, car la perfection, c’est chiant sa race » (Dame Nature dit beaucoup de gros mots, c’est pour ça qu’elle se cache la vilaine)

« Oh, une idée ! Ajoutons donc à ces yeux de biche & braise à la fois (un truc de ouf, elle s’est surpassée là, Dame Nature) une petite touche de myopie, ce léger charme qui rend le regard si profond… »

A ce stade du récit, Lecteur, il me faut ajouter un détail de taille. Dame Nature, elle sait pas faire les choses à moitié. T’as qu’à voir : Le Grand Canyon, les neiges du Kilimanjaro qui te feront un blanc manteau, la pluie en pays Ch’ti. No limit.

Donc, Dame Nature m’a faite myope. Comme une taupe. Comme une taupe qu’aurait creusé une galerie dans mes yeux. Plus profond, tu tombes.

Eh bien, la vie est formidable, regardée avec des yeux de myopes.

Tu vois pas la poussière qui s’accumule dans ton salon. Tu remarques pas les taches sur ton pantalon. Ta peau est vierge de tout bouton. Et surtout, surtout, tu ne perds pas ton temps à saluer la moitié du quartier qui passe à plus d’1m50 de toi.

Dame Nature, dans mes bras que je t’embrasse ! (Oh, Pardon Mère Grand, je vous avais pris pour une autre…)

 

Vous venez de lire le premier opuscule des BIQUDUS, les Billets Qu’auraient Du être Sponsorisés, ici en l’occurrence par Afflelou. Alain, si tu me lis avec tes lunettes…