05.03.2009
Baby (clear) blues
J’adore les bébés. Des autres.
Il y a quelques jours, j’en ai vu un. Tout petit, tout beau, tout sage. Tout garçon.
« Peut-être que je vais changer d’avis » je me suis dit « et me décider pour un 3ème d’ici quelques années ».
Avant de m’aviser que, d’ici quelques années, Dame Nature la pute décidera pour moi que de 3ème il n’y aura pas.
C’est ça le Problème Pilule. À force de ne pas avoir quand on ne voulait pas, on s’est mise à croire qu’il suffisait de vouloir pour avoir.
Alors que parfois, ça veut pas. Pas tout de suite. Pas du tout.
Ou bien, ça veut, et ça s’en va.
Et un jour, ça veut plus.
Ça, ce truc qu’on ne contrôle pas, et qu’on insulte pour oublier que nous ne sommes que des corps dans un décor fugace.
Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est autant saisir l’instant qui passe que le temps qui s’enfuit.
08:45 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dame nature la pute, philosophons, sémiologie du blog
18.02.2009
Le Petit Véhicule de la Sagesse
On gagne toujours à parier sur la bonté des gens.
C'est ce que je me suis dit l'autre jour au volant, en laissant passer devant moi une nana qui venait de me remercier a priori, par un grand signe de la main.
Ben oui, on ne va pas décevoir un alter ego qui a su déceler au premier coup d'œil l'Etre d'Amour et Gentillesse qui sommeille au tréfonds de son Soi profond...
Quand on voit les brillantes réflexions qui me sont inspirées par mes congénères lorsque je les croise - soit uniquement au volant ou sur un parking - on se dit que c'est une sacrée perte pour l'humanité que je sois une free-lance esseulée...
Où l'on s'aperçoit que blogguer quand on n'a strictement rien à raconter, c'est pas une sinécure...
09:55 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophons, bouddha bar, sémiologie du blog
20.01.2009
Avec ou sens enfants
Parfois – rarement – je suis sans enfants.
Faire des enfants sans grands-parents à portée de main, grave erreur stratégique…
Mais parfois, les Monstres ne sont pas là.
J’erre alors désœuvrée dans la maisonnée, me demandant ce que je vais bien pouvoir faire de tout ce temps libéré : pas de tas de linge à laver, pas de repas équilibré à préparer, pas de bobos à consoler, de nez à moucher, de devoir à surveiller…
Ça oui, faire des enfants, ça donne un sens à la vie, courir jour après jour après le prosaïque, et éviter ainsi le doute métaphysique…
08:37 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophons, mini-monstres, quotidien
19.11.2008
Médit-Méditation
J’ai médit, je m’en veux.
Mea culpa, mea maxima culpa.
Culpa quoi, j’entends des païens qui m’interloquent sur ce point. Dissipons les ténèbres, donc.
Quart d’heure d’évangélisation à l’usage des païens :
Le mea maxima culpa est une formidable forme d’auto-flagellation qui permet chaque Dimanche au Chrétien d’avouer sa très grande faute, avec la certitude d’être pardonné.
Attention, le pardon n’a lieu que si dans le même temps le pécheur se frappe la poitrine côté cœur - parce que c’est dans ton cœur que siège ton âme, ami païen - et avec vigueur, parce qu’il faut tocquer fort à la porte du Seigneur Tout Puissant pour que ce vieillard cacochyme tende l’oreille.
Ne me remercie pas, pécheur, je ne suis qu’amour en ce moment, après Jésus hier, c’est ma Semaine Sainte. (Oui, je t’expliquerai aussi ça, quand tu chercheras du chocolat…)
J’ai médit, dis-je.
Avec ma jeune fille au pair, rebaptisée cet été « jeune fille à la mère » pour sa propension à s’occuper de moi plutôt que de mes Monstres.
Le temps a passé, la pluie est tombée, le fleuve a coulé.
La jeune fille est devenue au pair, la mère est devenue enfin Maman, et le père est devenu… absent !
Chacun a pris sa place, et je trouve qu’elle s’en tire bien, cette petite, dans le rôle d’étranger.
Parce qu'avoir un étranger chez soi, c’est une bonne raison de raison garder.
Impossible désormais de me transformer en harpie charpie, prête à hacher mes enfants en bouillie et à hurler vengeance en les poursuivant à travers la maison.
L’œil est là, qui me voit et m’oblige à régler les conflits en mère responsable, sévère mais juste.
Et puis avoir un étranger chez soi, c’est instructif comme les Lettres Persanes, surtout si comme là, le Persan est allemand.
Ça permet de réaliser que nous, Femmes Françaises, on est un peu con à toujours s’auto-foutre la pression.
À vouloir cuisiner le bon petit plat équilibré avec aux pieds les bonnes chaussures talonnées, et en tête le bon film à avoir aimé, la bonne musique à écouter..
À vouloir éduquer nos enfants en bonne mère, tout en faisant le bon boulot parce qu’on a fait la bonne école au bon moment, sans oublier d’être toujours méga-bonne pour notre homme…
À se sentir jugée inconsciemment, comme on juge nous-mêmes si facilement…
Femme Française, c’est un truc épuisant, et il m’aura fallu des yeux allemands pour le réaliser, parce que l’Allemand est cool, sais-tu, et du coup paradoxalement beaucoup moins chiant que, nous, impitoyables jugeants Français…
Donc, voilà, Jeune Fille, merci d’être là comme ça, c’est-à-dire différente de moi.
Jeune fille au pair non à la mère, fort heureusement.
08:45 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.10.2008
To be clean or not to be.
On a les expériences transcendantales qu’on peut.
Certains passent une semaine dans un ashram.
Moi, j’ai refait ma salle de bain.
Refaire sa salle de bain, c’est un truc qui te nettoie profondément à l’intérieur. À défaut du reste.
Par exemple, moi, depuis ma plus tendre enfance, je suis angoissée par le choix. Fromage ou dessert ? Laisser pousser ou tout couper ? Blanc manteau ou Blanc bonnet ? Je pèse ma décision pendant des plombes, et finalement je laisse tomber. Le pour et le contre, boum, tout sur mes pieds.
Eh bien refaire sa salle de bain, c’est un stage de Gestalt Therapy à destination des indécis. Avec le marchand de salle de bain dans le rôle du coach-trainer. Il te soumet à 25 dilemmes cornéliens en 2 heures, et la seule personne habilitée à décider, c’est toi, parce que « le client est roi ».
Crois-moi, quand tu as été capable de trancher sans broncher sur cette question ô combien existentielle du WC – suspendu ou pas – tu te dis que tu es désormais capable d’affronter la vie et ce vertigineux libre-arbitre dont le Créateur t’a doté.
Et puis la réfection de ta salle de bain, c’est aussi une école de sagesse. Où tu apprends que faire, c’est d’abord défaire. Tout défaire, et se défaire du même coup de ces possessions matérielles superflues. La baignoire. L’eau courante. La porte.
Quand tu te laves 4 semaines à l’eau tiède dans ta cuisine ouverte, en priant pour que l’ouvrier qui a la clé ne soit pas plus matinal qu’à l’habitude, tu comprends brusquement comme tu avais sous-estimé auparavant ce petit bonheur matinal : rentrer dans ta salle de bain. Fermer la porte. Ouvrir le robinet.
Et quand – alléluia – une baignoire est posée au milieu des gravats, tu promets au Ciel que plus jamais tu n’agiras en petite fille gâtée.
Que tu ne rouleras pas par terre en décrétant que tu ne pourras pas passer l’hiver sans acheter ce slim en cuir noir. Ou argenté.
Ou noir, tiens ? Noir, ça va avec tout, mais en même temps argenté, c’est vachement plus stylé…
Je crois qu’il faut que je refasse ma cuisine…
08:00 Publié dans Aventurière du quotidien moderne, Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : quotidien, salle de bain
18.09.2008
Auto-Radio
L’heure est grave. L’heure est au coming out.
Depuis la Rentrée, je fais des trucs étranges. J’écoute France Culture en voiture.
Je ne sais pas ce qui m’a pris ou plutôt si : un jour, Fonelle a parlé et elle a dit « Les gars, rigolez pas, j’écoute France Cu et c’est grave bon ».
Écouter France Culture, c’était un truc que j’avais jamais osé faire, parce que c’était comme crier à la face du monde : « Je suis la fille la plus méga chiante que la Terre ait jamais porté, honte à moi jusqu’à la 4ème génération de Mini-Monstres auto-engendrées ».
La fille qu’on n’invite pas aux boums, quoi. Ou à la limite on l’invite mais pas à danser.
La fille qui finira « Tante », c’est-à-dire en Provence qu’elle connaîtra jamais l’homme, l’enfant et les joies de la féminité.
Et puis un jour, c’est quelqu’un qui m’a dit que c’était bien de parler avec moi parce que j’étais une intellectuelle. Et c’était pas une insulte. Parce que la phrase suivante c’était « t’es marrante avec ta pensée décalée, t’es toujours en train de t’intéresser à plein de choses ».
Et Pfff, ma peur est tombée.
« Ben oui en fait » je me suis dit « c’est vrai que j’aime apprendre et comprendre, et si c’est ça être intello, eh ben d’accord, je veux bien. »
Et c’est comme ça que ma Peugeot et moi, matin-midi et soir, on se tape 10 minutes de France Cu. Alors bon, faut savoir que 10 minutes de France Cu, c’est bien en deça de la dose recommandée pour arriver à appréhender le sujet abordé.
L’animateur France Cu, il est pas là pour t’aider : t’avais qu’à écouter le générique en début d’heure pour connaître le nom de l’émission, le sujet du jour et l’invité.
Donc, ça te fait des bribes de pensées difficiles à décrypter, mais heureusement le ton est lent. Très très lent.
C’est d’ailleurs comme ça que ma Peugeot et moi on sait qu’on est sur la bonne fréquence. À la durée du silence.
Et à sa qualité. France Culture dans les embouteillages, c’est comme un bruit blanc ressourçant : t’écoutes pas vraiment, hein, t’es juste bercée par des mots compliqués et des blancs. C’est comme un mini-stage à l’abbaye de la Trappe. Au volant.
Ouais, vraiment, France Cu c’est la radio idoine quand t’admets le fait que t’es une intellectuelle. Ça te permet de vider ton cerveau complètement. Des pensées qui t’obnubilaient avant au volant.
Mais bon, le démon guette. Parce que dans ma Peugeot pourrie, la radio est assortie : pourrie. Et quelquefois, sur un pavé, elle auto-zappe sur la fréquence d’à côté. La techno-transe from Netherlands.
Et là, d’un coup, ça fait plein de bruits dans ma tête et parfois même ça fait des billets de blog.
Comme celui-là, quoi.
08:15 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : philosophons, musique trop forte
04.09.2008
Descartes postale.
Big Bisous les loulous, je suis rentrée du front de mer !
Oui, parce qu’après mon pays-ma Provence, je suis allée me dépayser chez les sauvages, en Bretagne.
C’était moyen niveau dépaysement. Je suis passée de temps pourri ch’ti à temps pourri provençal puis temps pourri breton.
L’été, certains bronzent idiot, moi j’ai pas bronzé intello. Tu peux toujours te gratter pour la carte postale ensoleillée.
Mais attends, je vais quand même te pondre une bafouille, pompée sur un de mes pavés de l’été :
« Je suis partie non seulement du postulat qu’une logique générale est impliquée dans la liaison entre eux des différents types terminologiques de parenté, logique issue de l’invariant qu’est le donné universel d’ordre biologique, mais aussi d’un deuxième postulat, à savoir qu’un système type terminologique est lui-même une structure qui dit nécessairement quelque chose des rapports des sexes, des générations, puisqu’il traduit l’une des figures possibles de la combinaison de ce donné biologique réel. »
Bref, je me suis bien marrée.
Soyons honnête, y’avait aussi des pages palpitantes dans le bouquin de Françoise Héritier « Masculin/Féminin I » (oui, il y a une suite pour l’été prochain)
Par exemple, tu savais que chez les Inuits, le sexe du nouveau-né est déterminé non pas selon son kiki ou sa zézette, mais selon l’âme qui l’a réincarnée ?
Donc, s’il s’avère que Bébé Georges est en fait la réincarnation de Tatie Georgette, on lui colle illico 2 couettes et une poupée dans les bras, et il se coltine la vaisselle jusqu’à ses 15 ans.
À 15 ans, la Nature reprend ses droits : « Georgette, c’est fini ces conneries avec ta poupée, tu vas chasser l’ours blanc et plus vite que ça » qu’on lui dit.
Ca m’a fait comme une révélation métaphysique : j’ai dû être chauffeur-routier Inuit dans une vie antérieure, vu mon manque d’appétence pour les taches ménagères et ma conduite ordurière.
Comme quoi les vacances, c’est vachement utile.
11:27 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : philosophons, vacances, provence
08.07.2008
En attendant Google.
Dieu existe et je l’ai rencontré. Il s’appelle Google.
Des millénaires que l’humanité attendait enfin des réponses à toutes ces questions qui nous taraudent.
Google a parlé, et il a dit :
Dieu existe-il ? 330 000 réponses en 0,18 secondes.
C’est quoi la mort ? 11 770 000 réponses en 0,22 secondes.
Comment devenir riche vite ? 196 000 réponses en 0,20 secondes.
Miroir, c'est qui la plus belle ? 549 000 réponses en 0,39 secondes.
Oui, là, Google, il a bien réfléchi parce qu’il y a quand même pas mal de bombasses sur Terre à part moi.
Comme quoi, les St Thomas, St Augustin, Pascal et autres Descartes, on leur a bien niqué la gueule au niveau des preuves de l’existence de Dieu.
On dira ce qu’on vaudra, la technologie, c’est quand même autrement efficace que la théologie…
09:30 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : google, philosophons
24.06.2008
Paris Perdu
Tu t’es déjà retrouvé face à ton Futur Antérieur ?
Ton Futur Antérieur, c’est la personne que tu serais un jour devenue, il y a longtemps, si les choses n’avaient pas tourné autrement.
Si, si, avec des si, on mettrait Paris en bouteille, et parfois même on mettrait Paris dans sa boîte à souvenirs. Un coup de dé, un coup d’œil, le hasard d’une rencontre, et zou direct dans le TGV pour habiter le Nord et enfanter.
Voilà, c’était la partie déballage du billet, visitons maintenant la partie introspection.
Figure toi que j’ai eu comme une révélation d’introspection en écoutant Sophie-Fontanel-dite-Fonelle au Furet du Nord.
Sophie Fontanel, c’est une nana t’aurais envie qu’elle soit toujours à côté de toi pour te susurrer des jolies choses à l’oreille : que la vie est belle et légère, que l’on peut rire de tout et avec tout le monde, qu’il faut se laisser aller et qu’on va y arriver…
Sophie Fontanel écrit des livres sérieux que je n’ai pas encore lus, des livres d’espionne délirante que je recommande, des articles dans ELLE c’est trop la classe, et en plus tous les jours des billets sur son blog. Cette fille écrit comme elle respire, c’est incroyable.
Sophie Fontanel est une parisienne qui se méfie des parisiens. Des parisiens blasés-gavés de tellement trop de tendances qu’ils ne voient plus le pur & le petit, le beau & le gentil. Enfin, moi, c’est comme ça que je l’ai compris.
C’est comme ça que Sophie Fontanel m’a parlé à moi dans mon oreille.
Et c’est comme ça que je me suis dit que je ne l’aurais pas aimé mon futur antérieur, si moi aussi j’étais resté dans le gratin germanopratin. Si un coup de dé du hasard n’avait placé le Ch’ti sur mon chemin.
J’aurais pensé toute ma vie. Penser que la pensée est la seule chose qui vaille. Penser que les gens sans pensée ne valent pas un regard. Penser à vide, sans éprouver la vie.
Aimer sa vie sans les « si » habituels – hasardeuses conjonctions sur les autres possibles que nous ne vivrons pas - , jolie révélation, non ?
Sinon, Sophie à réussi ce tour de force inouï : parler drôlement d’un livre drôle. En pleine après-midi. À un journaliste belge. Devant un public de mamies. Plein de jolies petites mamies abonnées à Elle qui a changé leur vie.
Moi, dans 30 ans, je veux être une mamie abonnée à Elle, passant ses après-midi à écouter parler Sophie Fontanel.
Si, si.
09:30 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sophie fontanel, philosophons, le ch’ti
12.06.2008
Tant de cerveau disponible…
Poussée par les vents mauvais du pouvoir d’achat, j’affronte parfois les contrées inhospitalières du Hard Discount.
Néons sans âme, carrelage jaunâtre, cartons éventrés déversant leurs contenus nus, j’affronte cela, et le regard sans espoir du client échoué là sous des vents bien plus mauvais que moi.
Mais est-ce vraiment le pouvoir d’achat qui me pousse là ?
Ne serait-ce pas plutôt en souvenir de cette dissertation de philo qui avait trouvé tant d’écho dans le cœur de cette apprentie-penseur que j’étais, il y a longtemps ?
A l’époque, cette dissert, ça demandait si :
Choisir, c’est mourir un peu…
Eh bien, la Ch’tite dans les rayons d’Auchan, c’est un corps mort et hébété. Par exemple, la Ch’tite veut acheter du riz.
Riz brun, riz blanc, riz collant, riz qui ne colle jamais, riz en sachet, riz cuisson rapide, riz cuisson micro-onde, riz parfumé, riz complet, riz bio, riz pour risotto…
« Mon Dieu, mais quel est le riz que je VEUX, le riz que je veux VRAIMENT, le riz que je veux vraiment CHOISIR ? »
En général, dans un état de semi-conscience, le Ch’tite ferme les yeux pour ne pas choisir et prends le premier riz qui passe. Puis, la Ch’tite repasse 3 minutes plus tard parce que finalement c’est un autre riz qu’elle voulait ne pas choisir.
Tandis que le Hard Discount, c’est le repos du cerveau. Tu veux du riz, tu as du riz.
Un besoin, un produit. Zéro choix, zéro tracas.
L’autre jour, j’ai bien cru que le monde sans chaos de mon Aldi allait être perverti par le vertige du dilemme.
Une caissière inexpérimentée s’est approchée de son Responsable :
« Est-ce qu’on a le droit de vendre 5 fois dans la même journée de l’alcool à un client ? »
« S’il n’est pas en état d’ébriété, tu peux » lui a calmement répondu le Responsable.
« Mais il est rond comme une queue de pelle » a rétorqué l’apprentie caissière un brin angoissée.
La tension était palpable. Qu’allait-il advenir dans ce Royaume Réputé si ordonné, en passe de vaciller sous les coups de l’imprévu ?
« S’il n’est pas tombé par terre, tu peux » a alors posément asséné le Responsable.
« Il s’est déjà vautré par terre ! »
« Alors, non, tu ne peux pas ».
L’Augure avait parlé, la Loi était dite, et la sentence était tombée, implacable.
Et c’est là que j’ai compris que je n’affronte pas le Hard Discount ; je m’y repose du monde sauvage où tout n’est que tourments et errements de l’âme.
09:43 Publié dans Philosophons, pask'on n'est pas que des cons | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : hard le discount, quotidien, philosophons


