07.05.2008

Point Bar*

1853141345.jpg Il se trouve que je fume.
Enfin, souvent, je m’arrête. Et souvent pas.

Je me soigne à l’homéo pour pas foutre des saloperies dans mon corps et je fume, parce que j’en suis pas à une contradiction près. Attention, de la cigarette select que tu trouves pas partout, sans additifs ni exhausteur de goût.

Mon fournisseur officiel en tabagie bio, c’est un bar-tabac de par chez moi.

L’autre jour, le temps d’un achat fissa, j’ai ouï un bout de conversation d’un habitué du comptoir : « C’est comme tous ces chiens qui se droguent » qui disait.

Véridique. Je jure et je crache par terre si tu veux, fais gaffe à tes Louboutins.

Ben moi je dis, comme on a interdit de fumer dans les tabacs, faudrait voir à interdire de boire dans les bars.

Point Barre. Comme dirait l'autre.*

*Ceci est un hommage non dissimulé à l’expression favorite d’une blogueuse souvent déjantée et toujours bien coiffée, la susnommée Alexiane.

06.05.2008

Scène de la vie urbaine

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 Didascalie visant à t’introduire dans l’action « in medias res », parce qu’on n’a pas ça à foutre, de la note sur son blog. On doit aussi faire du commentaire sur les blogs-étrangers-et-néanmoins-amis.

Jour de Printemps radieux sur la métropole Lilloise – soit un bon 15°. Les arbres bourgeonnent, les oiseaux cuicuitent, et le feu vert…rougit. 2 voitures arrêtées côte à côte, toutes fenêtres ouvertes.

 

 Damoiseau en voiture rouge :    Vous êtes bien jolie, Mademoiselle !

La Ch’tite, rougissante comme il se doit :    Vous êtes bien urbain, Damoiseau…

La Ch’tite, en aparté :    J’y crois pas qu’y m’a appelé Mademoiselle !

Damoiseau en voiture rouge :    Et sinon, j’ai du bon shit, si vous voulez...

La Ch’tite, offusquée pas tant que ça :    Merci bien Damoiseau, je ne fume point ces choses-là.

La Ch’tite, en aparté :    Putain, mais il y croit vraiment, alors, que j’ai 25 ans ?? 

 

Le Coryphée, s'avançant depuis le trottoir :   Que retenir, demanderas-tu Public, de cette scène de vie urbaine ? Tu apprendras que, quel que soit l’objectif visé – coucher ou dealer – le Gentleman urbain ne perd point trop son temps en préambule inutile…


Et tandis que le feu passe au vert, le rideau rouge tombe sur la chaussée et sur ce con de Coryphée qui voulait faire son malin sur scène pour faire oublier la ridicule brieveté de son rôle.

CLAP, CLAP, CLAP, CLAP.....

 

Tu noteras, Lecteur la double supériorité de la scène urbaine ch'tite vis à vis du théâtre parisien subventionné :

1/ C'est beaucoup plus court et consécutivement, beaucoup moins chiant.

2/  La morale t'est clairement explicitée par le Coryphée, afin que tu n'aies pas à mobiliser inutilement 3 neurones pour déterminer le sens profond de cette histoire. Parce que tout ça a un sens, sais-tu pas ?