12.11.2008
Mort d’un véhicule voyageur
Il paraît que l’automobile est en crise.
Je confirme : ma 106 Kid vintage est au plus mal. Elle tousse le matin, crachote en route, et freine péniblement. Je redoute une issue fatale, cet inéluctable moment où les automobiles se cachent pour mourir à la casse…
Et pour son fidèle compagnon – le véhicule du Ch’ti – ce n’est pas mieux, à croire que ces deux-là se sont juré fidélité jusqu’à la mort.
La voiture du Ch’ti, c’est une belle italienne, une vieille belle, du genre qui vous fait payer sa splendeur passée en réclamant maintenant d’incessantes et coûteuses attentions, un p’tit lifting par ci, une p’tite courroie par là…
On a beaucoup pleuré, le Ch’ti et moi, et puis on a décidé de totalement repenser la gestion de notre parc automobile.
On s’est calé une réunion au sommet du club G2 – lui plus moi – entre 2 lessives et 1 connerie à la télé : soit, entre 21H22 et 21H33. Oui, on a beaucoup réfléchi.
« Attends » j’ai commencé, « pourquoi est-ce que c’est toi qui a la plus grosse voiture, alors que les courses et les enfants atterrissent immanquablement dans MA bagnole ? »
« T’as raison, ma Chérie » qu’il a approuvé « Jusqu’à présent, j’avais la grosse et belle voiture, et toi la petite pourrie. Faut inverser. »
Et voilà donc la solution que le Ch’ti a trouvée :
Pour moi, une grosse voiture pourrie :

C’est une Dacia low-cost fabriquée en Roumanie, oui.
Et pour lui, une petite belle :

Soit une Mini Clubman, dont la taille est inversement proportionnelle au prix, oui.
Il est brillant, mon homme, non ? C’est un homme, quoi.
Mais bon, faut qu’on en reparle, parce que dans crise automobile, il y a quand même crise…
09:27 Publié dans Aventurière du quotidien moderne | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : quotidien, le ch'ti, crise automobile
30.10.2008
La maïeutique m’a tuée…
Maintenant qu’on se connaît un peu, il est grand temps que je vous raconte mon accouchement.
Revenez, les gars, je déconnais !
Oui enfin, pas tant que ça, car il faut savoir que tôt ou tard et qu’on le veuille ou pas – et en général on veut pas – toute femme ayant accouché se doit de vous faire ce récit du plus beau jour de sa vie.
Bon, enfin, je vous épargnerais les détails Gore parce que si on savait avant comment ça se passe vraiment, la France se dépeuplerait en moins de 10 ans, comme Florence Foresti l’a dit si justement…
Pour la version expurgée de ma mise à bas, on se concentrera uniquement sur le fait que le Ch’ti a complètement merdé ces deux jours-là, ou plutôt ces deux nuits-là.
La première fois, quand je l’ai d’abord réveillé pour lui dire que « Ca y était », il m’a grommelé un « Mais tu veux pas essayer de te reposer, plutôt, ma Chérie ? ».
Et quand je l’ai re-réveillé pour lui dire que « Bordel, ça y était vraiment, là » il s’est soudainement dit qu’il fallait absolument qu’il aille prendre une longue douche, histoire qu’un de nous deux au moins soit frais et dispo pour accoucher.
La deuxième fois et l’expérience aidant – l’expérience est mère de toute science, sais-tu pas – j’ai décidé qu’au lieu de somnoler le Ch’ti allait participer.
Je lui ai confié une mission, une mission à la con : compter mes contractions. Oui, pendant que moi j’affrontais vaille que vaille tous ces détails Gore qu’on peut pas raconter, il devait simplement chronométrer, pour qu’on puisse se mettre en route à temps vers la maternité.
« On en est où, là ? » que je lui ai geint au bout d’un moment
Il a consulté son petit papier d’un air distrait « Oh, on est large, là, ma Chérie, t’es à 1 contraction toutes les 7 minutes… »
« TOUTES LES 7 MINUTES !! » j’ai répondu plus du tout en geignant « Mais Putain, je t’avais dit qu’il fallait partir à la maternité quand on en était à une toutes les 10 minutes !!! »
« Ah non, non, je suis formel, tu m’as dit une toutes les 5 minutes, je me souviens bien, quand je cherchais un crayon, tu as dit que… »
« Mais Bordel de Merde, on va pas discuter le bout de gras pour savoir qui a raison ou pas, JE SUIS EN TRAIN D’ACCOUCHER, LA » que j’ai hurlé comme une furie en m’extrayant du lit…
J’ai pas hurlé quand on est enfin arrivé à la maternité, et que l’anesthésiste m’a annoncé sans ciller que la péridurale fallait plus y compter « parce que vous êtes arrivé beaucoup trop tard, enfin Madame »…
J’ai pas hurlé mais je crois que le Ch’ti a vu dans mon regard que je pensais très fort à le tuer dès la sortie de la maternité, et comme il voulait pas en baver pendant les 10 prochaines années, il s’est enfin bougé.
Il a pris l’anesthésiste à part, il a lui a murmuré un truc entre « divorce imminent » et « ma vie en dépend », et au bout de 2 minutes le gars est revenu enfin me faire une piqûre en soupirant.
Et puis voilà, après, y’a tous ces moments qu’on raconte pas aux gens parce qu’on a peur d’être Gore…
Et puis encore après, ce moment qu’on raconte pas aux gens parce qu’on a peur de pas trouver les mots :
Un petit d’homme sort de ton corps, et t’avais beau être au courant depuis 9 mois, c’est comme si tout à coup tu vivais une incroyable révélation, la magie et le mystère de la création…
Tu es ici et maintenant pour l’éternité, tu es toutes les femmes qui ont accouché, tu es la vie et la mort réunis… et alors que 10 minutes avant tu t’étais juré de ne plus jamais-jamais ré-accoucher, tu remercies en pleurant que la chance t’ait été donné de connaître un seul instant comme celui-ci dans toute ta vie…
Et voilà comment encore-encore après, des années plus tard, tu chiales en écrivant un billet qui se voulait juste marrant.
Il serait peut-être temps que je vous raconte la version Gore, non ?
08:45 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : dame nature la pute, le ch'ti, mini-monstres
20.10.2008
Flash-claque
C’est comme un énorme malentendu.
Mon statut : Femme de.
Femme de Mec à Hautes Responsabilités.
Parce que si on consulte le palmarès de mes ex, on trouve :
2 écrivains, 2 comédiens, 2 mannequins – c’était ma période par 2 c’est mieux – 1 sculpteur, 1 diplomate, 1 pilote, 1 rentier…
Et 1 chômeur.
Que je me suis empressée d’épouser, c’est dire si, à la base, j’étais peu affectée du syndrome Nadine de Rothschild…
Demoiselle, méfie toi, le chômeur est sournois, il cache peut-être chose, genre un avenir à responsabilités, qui l’empêchera immanquablement de préparer le dîner, débarrasser, et coucher les enfants.
M’enfin je ne me plains pas, hein, y’a pire, comme situation…
Phrase ajoutée à la demande expresse de la section « blog » de la PPC, Police du Politiquement Correct, et dans le but avoué d’éviter les mandales…
08:30 Publié dans Aventurière du quotidien moderne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : le ch'ti, le travail c'est la santé
26.09.2008
Partage des Taches
Les Hautes Responsabilités, c’est compliqué, tellement compliqué que le Ch’ti a dû partir se former 2 jours en séminaire.
Mais comme le Ch’ti m’aime très fort (et moi aussi. Je m’aime très fort) il n’a pas manqué de m’appeler pendant la journée.
« Coucou ma Chérie, tu devineras jamais où je suis ! À Deauville, dans ma chambre, face à la mer… »
« Ah ouais, ben moi non plus tu devineras jamais où je suis. Au supermarché, dans le rayon détergents, face aux lessives… » que je lui ai répondu avec autant d’enthousiasme que Kierkegaard les jours de pluie.
Être femme, c’est tout pourri dans la vie. Mais femme de, c’est bien pire. Pourri-Pourri.
08:15 Publié dans Le Travail, c'est la santé des patrons | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : le ch'ti, quotidien
23.09.2008
Le plat pays qu’est pas le mien
Le Ch’ti et moi, on a une coutume le dimanche.
On va se perdre en Belgique.
C’est comme une prédestination à jamais-jamais atteindre notre destination.
Faut dire que pour arriver à bon port, on n’a que des panneaux en flamand à disposition. Et pas de GPS.
On a voulu aller à la mer se faire une moule-frites une fois, une moule-frites une fois, c’est une spécialité belge. On a échoué affamés à 14H dans une friterie en rase campagne.
On avait confondu 2 autoroutes. Mais on l’a compris qu’après 4 heures d’errance.
Et 4 heures d’errance avec aucun panneau qui correspond à ta carte, c’est dépaysement maximum, destination 4ème dimension.
Le dimanche d’après, ras le cu de la mer, direct on a décidé d’aller à la campagne. Boire une bière dans un estaminet flamand Mini-Monstres friendly, avec jeux traditionnels et toboggans à gogo.
On a dû louper la sortie, parce qu’on est tombé sur un nid de bar à massages. De bar à putes quoi. 25 bars tranquillement alignés dans un village tranquille, avec des noms plus implicites tu meurs : « La porte bleue » « Le jardin des délices » « Exotic Fantasy »…
Et les Monstres elles comprenaient pourquoi on pouvait pas aller jouer dans ces bars-là.
L’autre jour, modestes, on ambitionnait juste d’atteindre une boutique de décoration de l’autre côté de la frontière. Le Belge aime sa maison. Le Belge aime le chic qui en jette. Donc nous, on aime le Belge.
On est tombé sur une déviation, une déviation à la Belge. Y’a des panneaux qu’au début.
Et puis au bout, des barrières, et plein de gens derrière. « Waou, ça doit être une sorte de fête de village, on n’a qu’à y aller ! » qu’on s’est enthousiasmé.
On a sorti les Montres, on a mis les manteaux et on a rejoint la foule.
C’était du gens au bord d’un canal, matant une usine toute grise de l’autre côté. Du gens qui parlait que flamand, donc on n’a jamais compris le pourquoi du rassemblement.
Vraiment, la Belgique c’est sympa, c’est l’étranger juste à côté, et je sais pas pourquoi les Monstres, elles poussent des cris quand on leur dit « Et si on allait en Belgique ce week-end ? »
09:32 Publié dans Bienvenue ichi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : c'est du belge, le ch'ti, mini-monstres
19.09.2008
Déraison et des raisons
L’homme est un être doué de raison. Mais pas raisonnable.
Exemple.
En ce moment, je tousse. Surtout la nuit. Par quintes. Toutes les 15 secondes.
« Mais t’as pas arrêté de tousser ! Qu’est-ce que j’ai mal dormi ! » se plaint le Ch’ti ce matin.
« Pardonne-moi, Homme, d’avoir troublé ce repos réparateur qui te revient de droit » me suis-je excusé « Je te propose pour réparer ma très grande faute de dormir ce soir dans le canapé…. »
« Nan » qu’il a rétorqué « Quand t’es pas dans le lit, je dors mal »
????
Là, j’ai eu l’œil vide. Mais pas parce que c’était le matin.
Message à caractère informatif :
Eh les gars, c’est mon anniversaire demain !
Je sais, ça va vous illuminer le week-end.
Moi pas.
Alors trouvez-moi tout un tas de bonnes raisons de vieillir ou je plonge dans un profond coma jusqu’à lundi.
Puis je fais celle qu’a rien remarqué.
08:15 Publié dans Jsuis 1 fille ordinaire dis-moi pas ke cé pas vrai | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : le ch'ti, quotidien


