16.09.2009

Brav’attitude

coin-coin.gifUn jour, quelqu’un - un putain de génie - a dit : « Quand on a la santé, ma brave Dame… »

Depuis, de nombreux plaisantins – dont moi, moi, et re-moi – se sont gaussés lorsque les clampins en mal de conversation ânonnaient ces doctes paroles.

Il est venu le temps de la repentance.

Dorénavant, je sais, et même j’ajoute : « Quand on n’a pas la santé, rien ne va plus, Messieurs Dames, impair et passe ».

2 mois d’arrêt, vous dis-je.
L’opération a réussi, finalement. Mais pour qu’elle continue à réussir, il faut que le Ch’ti reste immobile-allongé 50 minutes dans une heure qui en compte 60.

Quand on n’a pas la santé 83,33% de son temps, les nuits ne sont pas plus belles que les jours, ma brave Dame…

13.09.2009

Droit de suite opératoire

infirmiere.jpgAlors donc, qu’est-il advenu post opératoirement, demande le gens.

Quel suspense ici les amis – ici, et ici seulement, car dois-je te rappeler que dans ma vraie vie, je passe le plus clair de mon temps dans une ville à la con, à éplucher des légumes et à trier du linge de corps.

Opération réussie, dixit le chirurgien. Inquiétantes douleurs persistantes, dixit l’(im)patient Ch’ti. Tu vois pas qu’on aurait fait tout ça pour rien ?

La suite, un mois de repos, pas toujours dans son lit, mais pas trop loin quand même.

Pendant ce temps-là, en coulisses, votre dévouée protagoniste s’apprête à poursuivre ce rôle qui l’a déjà vu triompher depuis 6 semaines : infirmière en chef de famille.

Mais c’est quand la relâche, dis ?

27.08.2009

Bon dos, le mal de dos !

colonne.jpgIl y eut un soir, il y eut un matin, et ce furent les vacances.

Au matin du premier jour, le Ch’ti se leva et il dit « Aïe ».

Une phrase pareille, dans la bouche d’un mec qui n’est jamais malade, ça s'annonçait un rien inquiétant.

« Ah mais ça, c’est classique » lui a dit l’osthéo aussitôt consulté « Dès qu’on ralentit son rythme habituel, on se bloque le dos ».

Et c’est ainsi que - pour soulager son dos - le Ch’ti a décidé de maintenir le rythme, de médecin en osthéopathe, de guérisseur en rhumatologue, de prise de sang en radio, et de pharmacie en service des urgences.

Oui, pendant nos vacances, on a arpenté la Provence en tant que clients mystères chargés de vérifier les informations de l’édition 2008 du Guide du Routard « Malade en Provence ».

La bonne nouvelle avec tout ça, c’est que je n’ai pas pu compter une seule seconde sur le Ch’ti pour ralentir mon rythme habituel avec les Mini-Monstres.

Mon dos est absolument au top de la forme, par conséquent.

 

 

19.06.2009

Je reviens te chercher des noises

golden_gate.jpg« C’est quoi, CA ? » j’ai demandé au Ch’ti en pointant un doigt accusateur vers le bouquin qu’il venait d’acheter.

« - Ben, c’est un roman qui se passe à San Francisco… » il a murmuré.

« Mais t’es au courant que c’est un Guillaume Musso, le numéro 1… »

«  - de toutes les listes de vente, je sais. Justement : je ne voulais pas mourir idiot… »

On ne mourra pas idiot après avoir lu Guillaume Musso, car on aura appris qu’il n’y a « que deux lettres qui séparent l’amour de la mort ».

2 lettres et une apostrophe, soyons précis, Guillaume…

D’une apostrophe à l’autre, permets-moi, Guillaume, de t’interpeller :  s’il te plaît, sois gentil, arrête de faire des phrases, parce que ton truc, tu vois, c’est juste les belles histoires.

Et crois-moi, le Ch’ti et moi, on est prêts à beaucoup pardonner à un type qui nous raconte une belle histoire. Une belle histoire qui se passe à San Francisco.

Et que celui qui n’a jamais pleuré en souvenir de la baie nous jette la première pierre.
On s’en fout, on s’abritera derrière la couverture de Que serais-je sans toi.

02.06.2009

La nuit du chasseur

chasse.fr.jpgSoudain, au milieu de la nuit, une faible plainte retentit. Lancinante. Exaspérante.

« M’enfin, c’est quoi, ce bruit ?! » je grommelle au Ch’ti.

« - Rendors-toi, ma Chérie, c’est juste un oiseau qui crie »

Dans son village, à 14 ans, le Ch’ti a passé son permis de chasse. C’est dire s’il s’y connaît en bêtes à plumes.

C’est alors que la plainte s’accélère, s’amplifie, sort de sa tannière : pas de doute, nous sommes bien en présence d’une alarmus voiturus sauvage, espèce menaçante s’il en est.

Voilà ce que c’est de transposer un prédateur en milieu urbain.

06.04.2009

Une chambre « à part »

oreiller.jpgMalgré le départ de notre jeune fille au pair, on n’a pas encore démonté son lit.

C’est bien pratique : ça nous fait une chambre d’ennemi.
Une quoi ?

Faut savoir que, depuis le Ch’ti a pris ses nouvelles Hautes Responsabilités, le seul créneau horaire disponible pour nos disputes conjugales, c’est 23H15. Quand on est couchés.

Ça se termine en général par un « Mais enfin tu me l’as déjà dit 25 fois, ça ! » suivi d’un « JE te l’ai dit 25 fois, parce que 25 fois, TU ne m’as pas écouté ».

Sur ce, l’un ou l’autre empoigne sa fierté et son oreiller et va dormir dans la chambre d’ennemi.

Et puis après, la nuit porte conseil, parce qu’on dort vraiment mal dans un lit mono-place.

 

Où l’on s’aperçoit que pour blogguer, on peut tomber en panne d’inspiration, mais jamais en panne d’oreiller.

24.03.2009

Slumdog Millionnaire a gagné !

slumdog.jpgAvec le Ch’ti, on a vu Slumdog Millionnaire au cinéma. Quel Suspense !

Je ne te parle pas de l’histoire, le film aux 8 oscars, on se doute bien dès le début que ça va finir plutôt bien…

Non, ce soir-là, le Suspense était assis au rang devant moi, de très mauvaise humeur : « Toutes façons, chuis sûr que ch’est une daûbe, cte film » qu’il a maugréée à sa fille pendant le générique.

« Mais Papa, puisque je te dis que les critiques sont bonnes, enfin ! »

J’avais beau regarder, dans le noir, le Suspense restait entier, totalement muet, mais sitôt les lumières rallumées, il s’est levé :

« Ben ch’étô bien » il a dit.

Eh ben, le Ch’ti et moi, ça nous a ôté un fameux poids, ce happy-end des familles…


Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est plutôt un truc sans fin qu’on sait même pas si ça finit bien…

18.03.2009

Un éléphant à Lille XXL

lilleXXL.jpgCe week-end, il s’est passé 2 événements absolument concomitants : le lancement de Lille 3000 – édition XXL – et l’absence de mes filles.

Et c’est ainsi que je me suis retrouvée samedi en fin d’après-midi au vernissage officiel qui se tenait au Palais des Beaux Arts.

Bien entendu, j’avais été invitée en ma qualité de web-ambassadrice de la région ch’ti sévissant ici.

En réalité, je n’ai obtenu mon accréditation que grâce à mon statut de femme de mec à Hautes Responsabilités.
Que veux-tu, il faut bien que cela présente quelques avantages, hormis une grande liberté dans la gestion de toutes mes soirées et de la plupart de mes week-ends esseulée.

Un vernissage officiel, c’est une troupe de gens déambulant égarés au milieu d’œuvres qu’ils ne regardent pas, menés par un guide qu’ils n’écoutent pas, parce qu’après tout on n’est pas là pour ça, mais juste pour se serrer la main entre gens (très) occupés.

À un moment, y’a eu un attroupement concentrique et concentré dans un coin de la salle « Ahhh ! » j’ai soupiré « ils ont enfin servi le champagne ! ».
Mais non, tout au milieu, c’était une femme de gauche, Martine au vernissage.

Eh ben ça m’a fait chaud au cœur de constater que les travailleurs – même à Hautes Responsabilités – sont toujours aussi fortement attirés par le socialisme…


Où l’on s’aperçoit que blogguer, ça peut devenir un acte militant… à condition qu’il y ait du champagne.

06.02.2009

Je lui ai pas mis la fièvre…

thermometre.jpgLe Ch’ti ne tombe jamais malade.

Ce qui me confère de facto le statut de « fille fragile ».

Ainsi, me voyant alitée et bien emmerdé d’être obligé de rentrer tôt du boulot – au moins 19H30 – le Ch’ti en a conclu : « oui, enfin, c’est un coup de fatigue »

« Ben, non, c’est la grippe, tu sais quoi, la grippe… »

« Nan, je sais pas, je l’ai jamais eu. Mais la grippe, ça se soigne, non ? »

« Ben… faut que la fièvre baisse, on est crevé, faut boire beaucoup et se reposer »

« C’est ce que je disais, donc : tu es fatiguée… »

Tu vois, dans un film américain, Dieu punit les méchants à la fin : il leur envoie la peste bubonique, à la limite un panaris en cas de petit budget.

Mais dans ma vraie vie en pays ch’ti, et malgré de nombreuses tentatives d’échange de fluides corporels, à cette heure-ci, le Ch’ti n’a même pas le début de la moitié d’un peu de température.

05.02.2009

Clopin clopant.

echelle.jpgLa mort me va bien au teint.

Oui, fiévreuse, je suis toujours extra-lucide sur mon état. « Puisque tu vas crever, ça te dérange pas si je prends ta dernière clope ? » m’a demandé le Ch’ti. « Argh, vas-y, j’ai un autre paquet »

3 jours après, j’avais un teint de rose. Et c’est comme ça que j’ai décidé de continuer à arrêter de fumer. Arrêter, c’est très facile, mais continuer, faut ruser.

C’est ainsi que j’ai élaboré la technique de l’échelle. C’est pas compliqué : il suffit de se pourrir la vie.

On place son paquet de cigarettes sur une étagère sise à 3 mètres du sol, étagère elle-même située au 2ème étage de sa maison.
Puis, on s’assure que l’échelle soit bien rangée 3 niveaux plus bas, au sous-sol de son domicile.

Entre les deux, au 1er étage, on couche des Mini-Monstres au sommeil très léger et immanquablement perturbé par le passage d’un parent à proximité.

Puis, on s’assied au rez-de-chaussée, dans son salon, à l’heure critique de l’envie de la clope, post-dîner.

Savoir qu’il faudrait descendre à la cave, prendre l’échelle, monter un 1er escalier, réveiller les Monstres, rendormir les Monstres, monter un 2ème escalier, gravir l’échelle, prendre une clope, redescendre l’escalier, re-réveiller les Monstres, re-rendormir les Monstres, redescendre jusqu’à la cave, ranger l’échelle… tout ça pour se griller une clope, ça relativise énormément les 3 minutes de plaisir.

Oui, enfin, j’ai tenu 2 jours.

Il me restait des clopes au bureau.

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