09.10.2008
In fino veritas
Voilà bientôt 4 ans que j’ai engendré.
3 mois à vomir, 2 mois allongée, 4 mois à me traîner, 6 heures, 28 minutes et 4 secondes à accoucher, 10 mois à allaiter, 35 mois à engueuler.
Tous ces efforts n’auront pas été vains.
Mini-Monstre en Second, mon œuvre, ma création.
Je te laisse seul juge : l’Enfant a entonné ce matin, sur l’air de la publicité Groupama : « Obama-toujours-toujours-là-pour moi ».
Fulgurance géo-politique qui m’a laissée – selon l’expression con consacrée – « sur le cu ».
J’ajoute à cela une beauté tellement irrésistible qu’elle a quasiment conduit 2 de nos amis gagas à tenter l’aventure « 4ème enfant », avec l’espoir fou qu’il s’agirait enfin d’une fille, modèle Mini-Monstre…
Par quasiment, j’entends qu’ils sont passés de « catastrophés par ce 4ème non annoncé » à la position « advienne que pourra ». En l’occurrence, un garçon…
Dame Nature est une pute, mais passons.
Revenons à mon oignon-ma création : Mini-Monstre en Second.
Tellement intelligente. Tellement paix dans le monde. Tellement blonde. Tellement yeux bleus.
Tu l’as compris, Mini-Monstre en Second, c’est Miss France 2024.
Parce que tu en auras raqué, du SMS surtaxé, non ?
08:00 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : voici, mini-monstres, dame nature la pute
23.09.2008
Le plat pays qu’est pas le mien
Le Ch’ti et moi, on a une coutume le dimanche.
On va se perdre en Belgique.
C’est comme une prédestination à jamais-jamais atteindre notre destination.
Faut dire que pour arriver à bon port, on n’a que des panneaux en flamand à disposition. Et pas de GPS.
On a voulu aller à la mer se faire une moule-frites une fois, une moule-frites une fois, c’est une spécialité belge. On a échoué affamés à 14H dans une friterie en rase campagne.
On avait confondu 2 autoroutes. Mais on l’a compris qu’après 4 heures d’errance.
Et 4 heures d’errance avec aucun panneau qui correspond à ta carte, c’est dépaysement maximum, destination 4ème dimension.
Le dimanche d’après, ras le cu de la mer, direct on a décidé d’aller à la campagne. Boire une bière dans un estaminet flamand Mini-Monstres friendly, avec jeux traditionnels et toboggans à gogo.
On a dû louper la sortie, parce qu’on est tombé sur un nid de bar à massages. De bar à putes quoi. 25 bars tranquillement alignés dans un village tranquille, avec des noms plus implicites tu meurs : « La porte bleue » « Le jardin des délices » « Exotic Fantasy »…
Et les Monstres elles comprenaient pourquoi on pouvait pas aller jouer dans ces bars-là.
L’autre jour, modestes, on ambitionnait juste d’atteindre une boutique de décoration de l’autre côté de la frontière. Le Belge aime sa maison. Le Belge aime le chic qui en jette. Donc nous, on aime le Belge.
On est tombé sur une déviation, une déviation à la Belge. Y’a des panneaux qu’au début.
Et puis au bout, des barrières, et plein de gens derrière. « Waou, ça doit être une sorte de fête de village, on n’a qu’à y aller ! » qu’on s’est enthousiasmé.
On a sorti les Montres, on a mis les manteaux et on a rejoint la foule.
C’était du gens au bord d’un canal, matant une usine toute grise de l’autre côté. Du gens qui parlait que flamand, donc on n’a jamais compris le pourquoi du rassemblement.
Vraiment, la Belgique c’est sympa, c’est l’étranger juste à côté, et je sais pas pourquoi les Monstres, elles poussent des cris quand on leur dit « Et si on allait en Belgique ce week-end ? »
09:32 Publié dans Bienvenue ichi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : c'est du belge, le ch'ti, mini-monstres
17.09.2008
Les lois de l’hérédité
Mini-Monstre en Second, c’est un génie du Marketing.
Ce matin, je l’ai entendu chanter une pub télé : « Casto-nana, y’a tout pour moi, Brico, déco, Casto-nana »
Comment elle t’a synthétisé le repositionnement de la marque sur la bricoleuse de moins de 50 ans ! En 2 syllabes ! À 3 ans ! Mais direct je vais l’inscrire au Summer Camp de Sup de Co, Mini-Monstre !
Mini-Monstre Premier, elle, c’est un génie du corps humain, catégorie Physiologie. Elle a inventé une technique radicale pour arrêter le hoquet. 100% de réussite. C’est boire à toutes petites gorgées un verre sans t’arrêter.
Et moi, ben… Je suis la mère de 2 génies. Et tu connais l’expression ; Le génie génétique, quoi
08:31 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres
11.09.2008
Le manoir de la peur
Qu’il est doux d’avoir retrouvé son train-train quotidien « Peugeot-Boulot-Dodo »…
Parce qu’en vacances, mon moyen de locomotion habituel, c’était plutôt la galère.
Genre. Galère du vendredi 22 août : vous avez 4 minutes et 28 secondes avant la crise de Mini-Monstre en Second pour retrouver un doudou de 3 x 8 cm perdu dans un manoir. De 400 m2.
Un manoir breton de 400 m2 qu’on m’avait gracieusement prêté. Mais sans le petit personnel.
Et sans le petit personnel, les vacances au manoir, c’est pas de tout repos, crois moi.
Tu bouffes froid. Tout le temps. Rapport à l’aller-retour salle à manger-salle de bain pour aller faire pipi. Le Monstre veut toujours faire pipi quand tu dis « C’est servi ».
Tu te couches à pas d’heure, vu que jusqu’à 22H tu dois tapoter la main du Monstre pas franchement rassuré dans sa chambre située à 7 minutes du salon où tu rêvais de regarder la télé.
Tu muscles à mort tes abdos fessiers. Parce que c’est toujours face à la machine à laver du rez-de-chaussée que tu réalises que t’as oublié la deuxième chaussette sale dans ta chambre. 5 étages plus haut.
T’as le cœur qui flanche souvent. Quand tu vois plus les Monstres dans la pièce où tu les avais sagement laissé 5 minutes avant. Alors qu’elle sont juste parties jouer au fond du jardin. À 450 mètres.
Tu psychotes. À l’idée qu’une jeune femme bien élevée se doit de faire le ménage en partant. Des 10 pièces qu’elle a occupées.
Franchement, le train-train quotidien de l’épouvante, c’est une partie de plaisir à côté du manoir de la peur.
08:00 Publié dans Aventurière du quotidien moderne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : vacances, mini-monstres
10.09.2008
La cigale et la fourmi
Cette année, la cigale a pas chanté tout l’été, cette radasse, sous le prétexte fallacieux qu’on n'atteignait pas les 25° syndicaux en Provence.
Du coup, on a fait comme on a pu. On s’est rabattu sur la fourmi. Surtout Mini-Monstre Premier.
Un après-midi vers 15H à l’heure de l’apéro (on était en vacances jte rappelle) elle s’est mise en tête de détruire une fourmilière avec un bâton. Puis elle s’est jeté sur les survivantes pour les dégommer à coup de tatannes.
« Ouh là » que je lui ai dit « C’est quoi ce pogrome ? Tu peux pas tuer les fourmis comme ça ! »
« Ah bon, et pourquoi pas ? » elle m’a répliqué.
Oui, à 7 ans, le sens moral n’a pas encore atteint sa maturation optimale, c’est pour ça qu’on a inventé les parents.
Ça tombait mal, j’avais le cerveau déjà occupé – compter les points de mon « Masculin/Féminin I ». « Laissons tomber le pourquoi » que je me suis dit en mon fortiche intérieur « on va direct passer au comment ».
Et hop j’ai déversé quelques cacahouètes près de la fourmilière. « Tu vas voir ma Chérie Bibi » (c’est ça, être parents, t’appelles Chérie Bibi un serial killer) « Les fourmis elles sont trop balèzes, elles vont te nettoyer tout ça et fissa ».
Et c’est vrai qu’elles étaient grave surexcitées, elles se frottaient les antennes « y’a un arrivage de maboule derrière les graviers, faut se magner le cu les filles » ! À un moment, elles ont même bloqué l’entrée avec 5 cacahouètes, et puis une directrice opérationnelle a pris les choses en main pour gérer les équipes en situation de crise…
C’est beau la vie, quel miracle, je me disais.
Et c’est vrai que c’était un miracle, parce que ça nous a bien occupé une heure, mater les fourmis haltérophiles, et une heure de gagnée avec les Mini-Monstres, c’est un truc totalement inespéré en vacances…
Fourmi-dable quoi (te moques pas, ça fait rire les Monstres, ça)
08:00 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, provence, philosophons
08.09.2008
La jeune fille et la mère
Il est venu, le temps de la jeune fille au pair.
Espéré, attendu, mon dompteur de mini-Monstres a fait son entrée en piste début Août, avant la grande transhumance des vacances.
Je l’ai cueillie à la gare pour l’emmener visiter ma demeure, ma glorieuse fierté de femme d’intérieur.
« Alors là, à droite, sous les gravats, c’est la terrasse. Et puis au fond, avec le sol en béton, la salle de bain »
Oui, en ce temps-là, l’aventure salle de bain n’avait toujours pas connu son issue bienheureuse (Enfin, toujours pas aujourd’hui, mais pour les besoins du récit, passons)
Et c’est ainsi que le jeune fille au pair et nous sommes rentrés immédiatement dans la plus parfaite intimité.
Ablutions quotidiennes dans la salle de bain commune, véritable acmé du style dépouillé : une baignoire et puis rien d’autre, murs en placo, sol en béton, porte absente.
Commodités à l’étage avec toilette collée à la cloison de sa chambre, et une petite fantaisie pour parfaire connaissance : une porte récalcitrante ne fermant qu’à demi, histoire que la jeune fille au pair soit tout de suite au fait de nos habitudes fécales, qui du matin ou du soir.
Bref, l’hospitalité « à la française » !
Après 3 jours d’intimité croissante, nous nous sommes entassées dans le TGV, la jeune fille, les Mini-Monstres et moi, le Ch’ti restant sur le quai et dans le Nord pour cause de nouveau job à Hautes Responsabilités, même au cœur de l’été.
Bilan de l’été, une jeune fille rebaptisée « à la mère » par mes soins, parce qu’elle m’a plutôt tenu la main que celle des Monstres. Oui, les bains, les cris, les pipis la nuit, les jeux, les repas, c’était pour moi, parce qu’à 20 ans, ma foi, les enfants monstres qui ne parlent que français, c’est de peu d’intérêt.
Mais une Maman qui parle anglais et avec qui on peut discuter de la sociologie qu’on étudie, c’est nettement plus captivant.
La « jeune fille à la mère »* c’est un nouveau concept Ch’tite Déposé : tu nourris, payes et blanchies une nana juste pour venir discuter avec toi aux repas, et t’éviter de virer totale abrutie après 3 semaines en tête-en-tête avec les Monstres.
L’hospitalité « à la française » a encore de beaux jours devant elle !
* Rassure-toi, tout est rentré dans l’ordre depuis la Rentrée, la mère est au boulot et la jeune fille bien obligée de se coltiner les Monstres tous les soirs pour 3 palpitantes heures de « sociologie du goûter » et « anthropologie du bain ».
08:00 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, jeune fille au pair
07.07.2008
L’alcool tue, MDR !
L’autre soir, j’ai revu mes copains de remonte-seins.
Mes copains de remonte-seins, c’est mes copains avec qui je travaillais pour un catalogue sexy. Notre premier job. On était jeunes. Et cons. Et jeunes. Et cons.
Depuis, beaucoup se sont lancés tels des étalons fous dans le vert pré de l’indépendance. On est free-lance, quoi. Du coup, on est invités à des soirées hyper branchées avec de la musique à fond et des ballons noirs qui dansent.
Cherche pas, c’est conceptuel. On est des créatifs, bordel !
Enfin, à notre époque salariée, c’était plutôt : « Eh les créatifs, c’est quoi ce bordel ?! » Oui, on avait beaucoup d’affinités pour déconner. Normal, on avait été recruté selon nos signes astrologiques. Véridique.
Alors là, tous rassemblés 10 ans après alors qu’on s’était même pas donné rendez-vous même jour-même heure-même place, on a bien profité de la soirée et du champagne à discrétion. On assure, côté discrétion.
« Tiens » on s’est dit « si on faisait comme si on était jeunes ? Et cons. Et jeunes. Et cons. »
« OHHH » a dit ma copine en regardant le ballon noir crevé qui avait échoué à ses pieds, sous sa robe noire donc « y’a ma culotte qu’est tombée, les gars ». Et c’est là qu’on voit qu’on est des créatifs.
Une culotte en latex noir, nickel, on s’est dit, mais il faudrait la doubler de coton bio perspirant, pour l’hygiène. Super produit avec un énorme débouché sur le marché des masochistes écologistes !
Après, ma copine nous a dit l’âge de ses fils. Et là on s’est dit que dans « jeunes et cons », c’est surtout cons qu’on était.
J’en voulais plus, de mes enfants qui faisaient que vieillir et moi avec.
Pis 2 jours après, j’ai vu mes copains d’école.
Pas les copains de mon école à moi, attends, en 20 ans, y’en a qui tournent mal, banquier ou notaire. Les copains-parents rencontrés à l’école de mes filles.
C’est vachement pratique, les copains d’école. Ça te donne une occasion de te marrer à la fête de l’école. Et de boire. Et de te marrer. Et de boire.
Finalement, je veux bien les garder, mes filles qui vont à l’école.
09:30 Publié dans Jsuis 1 fille ordinaire dis-moi pas ke cé pas vrai | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, musique trop forte, bienvenue ichi
02.07.2008
Ca n’existe pas… Et Pourquoi Pas ?
Eh les mecs, ça bosse là ou quoi ?
Je veux dire, à part moi, qui se soucie d’enrichir l’œuvre à portée encyclopédique qu’ambitionne d’être notre Catalogue d’excuses à l’usage des blogueurs inconstants ?
Faudrait voir à être un peu plus web 2.0, les gars, participatifs, open source, tout ça, parce qu’on va jamais rentrer dans l’histoire numérique à ce rythme-là !
Bien, maintenant que le collectif est remonté à bloc, je donne l’exemple.
Ah, mon assistante me signale qu’il faut primo re-contextualiser parce que 2.0-d’accord-mais-web-d’abord, y’a du Lecteur étranger qu’a pas tout suivi depuis le début. So, welcome in this category, what we want is de l’excuse pour les jours sans billets. OK, c’est good pour everyone ? Bon, va voir la catégorie sur le côté, fais pas chier le Nouveau !
Bon, roulement de tambour.
Catalogue d’excuses à l’usage des blogueurs inconstants. Part Four.
Pourquoi je ne vais rien te dire aujourd’hui ?
« Je ne vais rien te dire parce que Monsieur Paske ».
Cherche pas, ça veut rien dire. Mais parfois, sur un malentendu, ça peut marcher. Avec Mini-Monstre en Second.
Faut savoir qu’à 3 ans, l’enfant traverse une phase de questionnement intense. Qui faut surtout pas brimer sinon tu vas lui niquer ses aspirations métaphysiques au pourquoi du comment.
Tiens, Mini Monstre Premier, par exemple, jamais-jamais je l’ai brimé. Résultat, à 7 ans, au dîner, entre la Danette et le BabyBell, elle me demande « Mais, Maman, pourquoi on mange, pourquoi on parle, pourquoi on est des humains et pas, je sais pas moi… des chaises ? »
Socrate, sors de ce corps ! que je défibrille intérieurement. Et pis je vais chercher une 2ème Danette. Histoire de lui occuper la bouche, à Mini-Monstre Premier.
Mais à 3 ans seulement, rien n’arrête le questionnement. RIEN. Surtout pas une réponse. Qui appelle une autre question.
Alors parfois, l’Enfant Monstre que plus rien n’arrête en finit par te demander « Maman, pourquoi les canards y zont pas de mains ? » ou encore « Maman, pourquoi la vache elle aime pas le Chocapic Duo ? ».
Et là, avec beaucoup d’amour et de conviction, tu réponds « parce que Monsieur Paske, ma poulette chérie »
DONC :
« Je ne vais rien te dire aujourd’hui parce que la vache aime pas le Chocapic Duo».
09:30 Publié dans Catalogue d’excuses à l’usage des blogueurs incons | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blog excuses, grosse feignasse, mini-monstres
30.06.2008
Les enfants du rock.
Tu sais qu’en matière de baby-sitter, on est en passe d’exploser tous les records de turn-over.
Ah mais le Jeune, aujourd’hui, si y doit passer la soirée à mater 2 Mini-Monstres coriaces plutôt qu’à mater un DVD à la con, y lâche l’affaire. Ben elles sont pas payées, nos retraites, avec des feignasses pareilles, moi je dis en me resservant un p’tit jaune au comptoir.
Soucieux de préserver notre équilibre mental – 1/3 boulot, 1/3 dodo, 1/3 déconne – le Ch’ti et moi, on a décidé de sortir quand même. Sans baby-sitter. Avec les Mini-Monstres.
On a donc décidé de fêter la musique. La semaine dernière, oui. Nouvelles technologies en temps réel, mon cu : entre moi, ma vie et mon blog, faut compter une grosse semaine de décalage horaire. Le temps que la voix de l’inspiration se réveille, encore une grosse feignasse celle-là, on n’est pas aidé dans cette société j’te jure, tu m’en ressers un pour la route, Lulu s’te plaît.
Nous voilà donc partis, le Ch’ti, la Ch’tite et les Mini-Monstres, pour dîner « en terrasse » comme si qu’on était en vacances avé ces feignasses de sudistes (Hipps !)
On a atterri à La Petite Cour, un restau Lillois que je vois bien tu t’en fous, mais ça fait genre on est dans un billet sponsorisé de blogueuse influente. Presque aussi dépaysant qu’un dîner en terrasse pour un Lillois.
Après, on a bu un coup à L’Illustration (un café aussi sympathique que petit, j’dis ça, j’dis rien) avec ma copine que j’aime.
Ma copine que j’aime, elle trouve que les Mini-Monstres sont vachement belles et qu’elles me ressemblent, quand elle lit ce que j’écris elle rigole vachement, et elle est vachement d’accord pour faire baby-sitter en cas d’urgence-brisons-la-glace.
Je l’aime vachement, donc.
Bref, moi, j’ai rigolé, j’ai bu, j’ai fumé (oui, bon, souvent je m’arrête et souvent pas, j’avais prévenu) et ma copine que j’aime, elle s’occupait des monstres.
« Ouh là, viens voir le groupe Punk Rock qui chante devant » que ma copine a dit à Mini-Monstre en Second.
Et là, le démon de la danse a possédé mon Monstre dans tout son corps. Les yeux fermés, au premier rang face à la guitare, elle ondulait frénétiquement la tête, les jambes et les pieds, en dé-coordonnés. Janis Joplin réincarnée. À 3 ans.
La foule en délire l’acclamait, le groupe voulait lui faire signer un contrat de groupie officielle, et les jeunes venaient me demander « Mais c’est à vous, ça, c’est dingue ?! ».
Bref, y’a eu un moment dans cette foule, tout le monde voulait lui aussi un enfant. Le taux de natalité lillois était en passe d’exploser. Virtuellement. Pendant 10 minutes.
Parce qu’après j’suis allé la chercher pour partir, et là le démon tout court s’est emparé de Mini-Monstre. Ça a calmé les hormones de tout le monde façon douche froide.
C’est con. Surtout pour nos retraites à payer.
PS. Après, on s’est tous serrés à L’Illustration pour écouter ma copine chanter Lou Reed. Le Ch’ti faisait la choriste, Mini-Monstre Premier faisait la groupie assise sur le comptoir, Mini-Monstre en Second faisait l’angelot endormie dans mes bras.
Et moi, je me disais que ça ressemblait au bonheur. Mais le bonheur sur un blog, ça se met en Post-Scriptum. Parce que y’a pas grand chose à raconter.
09:30 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, musique trop forte
25.06.2008
L’amour Monstre
Mini-Monstre Premier est amoureuse.
D’un CE1 de sa classe. Julien, qui s’appelle. Ça a très mal commencé, parce que d’abord il a dit non, ce petit con.
Elle a pleuré, tu peux pas t’imaginer. Enfin, si, tu peux : tu te souviens, à 25 ans, le jour où ton mec t’a largué après 2 ans en te disant qu’il t’aimait pas ? Que pour être précis il t’avait jamais aimé ? Ben voilà, pareil. À 7 ans.
« M’enfin, un de perdu, dix de retrouvé ! » que je lui disais pour la consoler « Oui, mais moi, c’est Juuuuuuulien que je veeeeeeeeux, je le veuuuuuuuuux vraiiiiiiiiiiment !!!! » qu’elle pleurait.
J’ai regardé la photo de classe, et je l’ai trouvé moche, ce petit con qui voyait même pas que ma Princesse, c’était la plus belle du monde.
« OK » j’ai dit à Mini-Monstre Premier, « on va lui faire une lettre, et tu vas lui dire pourquoi tu l’aimes, y va craquer». La vérité, j’avais le dîner à préparer, et fallait bien l’occuper pour qu’elle arrête de pleurer « Vas-y écris, et surtout, laisse parler ton cœur ».
Ça a pas loupé. Mini-Monstre Premier a laissé parler son cœur :
« Julien je t’aime parce que tu as de beaux cheveux pleins de gel »
Et comme quoi c’est pas faux que c’est con, un mec, même tout petit, il a craqué et il lui a répondu « je t’aime parce que tu es belle comme le ciel ».
J’ai re-regardé la photo, et j’ai trouvé qu’il avait une bonne tête, au fond, ce petit con.
Depuis, ils filent le parfait amour, et même qu’elle a vu son slip avant le cours de sport.
Crédit Photo : Laurel et c’est aussi une jolie idée-cadeau à réaliser pour sa Môman qu’on adore alors qu’elle, c’est écrire qu’elle adore.
09:30 Publié dans Mini-monstres, Maxi-emmerdes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : mini-monstres, love on the slip


