10.09.2008

La cigale et la fourmi

fourmi.jpgCette année, la cigale a pas chanté tout l’été, cette radasse, sous le prétexte fallacieux qu’on n'atteignait pas les 25° syndicaux en Provence.

Du coup, on a fait comme on a pu. On s’est rabattu sur la fourmi. Surtout Mini-Monstre Premier.

Un après-midi vers 15H à l’heure de l’apéro (on était en vacances jte rappelle) elle s’est mise en tête de détruire une fourmilière avec un bâton. Puis elle s’est jeté sur les survivantes pour les dégommer à coup de tatannes.

« Ouh là » que je lui ai dit « C’est quoi ce pogrome ? Tu peux pas tuer les fourmis comme ça ! »

« Ah bon, et pourquoi pas ? » elle m’a répliqué.

Oui, à 7 ans, le sens moral n’a pas encore atteint sa maturation optimale, c’est pour ça qu’on a inventé les parents.

Ça tombait mal, j’avais le cerveau déjà occupé – compter les points de mon « Masculin/Féminin I ». « Laissons tomber le pourquoi » que je me suis dit en mon fortiche intérieur « on va direct passer au comment ».

Et hop j’ai déversé quelques cacahouètes près de la fourmilière. « Tu vas voir ma Chérie Bibi » (c’est ça, être parents, t’appelles Chérie Bibi un serial killer) « Les fourmis elles sont trop balèzes, elles vont te nettoyer tout ça et fissa ».

Et c’est vrai qu’elles étaient grave surexcitées, elles se frottaient les antennes « y’a un arrivage de maboule derrière les graviers, faut se magner le cu les filles » ! À un moment, elles ont même bloqué l’entrée avec 5 cacahouètes, et puis une directrice opérationnelle a pris les choses en main pour gérer les équipes en situation de crise…

C’est beau la vie, quel miracle, je me disais.

Et c’est vrai que c’était un miracle, parce que ça nous a bien occupé une heure, mater les fourmis haltérophiles, et une heure de gagnée avec les Mini-Monstres, c’est un truc totalement inespéré en vacances…

Fourmi-dable quoi (te moques pas, ça fait rire les Monstres, ça)

04.09.2008

Descartes postale.

ours.jpgBig Bisous les loulous, je suis rentrée du front de mer !

Oui, parce qu’après mon pays-ma Provence, je suis allée me dépayser chez les sauvages, en Bretagne.

C’était moyen niveau dépaysement. Je suis passée de temps pourri ch’ti à temps pourri provençal puis temps pourri breton.
L’été, certains bronzent idiot, moi j’ai pas bronzé intello. Tu peux toujours te gratter pour la carte postale ensoleillée.

Mais attends, je vais quand même te pondre une bafouille, pompée sur un de mes pavés de l’été :

« Je suis partie non seulement du postulat qu’une logique générale est impliquée dans la liaison entre eux des différents types terminologiques de parenté, logique issue de l’invariant qu’est le donné universel d’ordre biologique, mais aussi d’un deuxième postulat, à savoir qu’un système type terminologique est lui-même une structure qui dit nécessairement quelque chose des rapports des sexes, des générations, puisqu’il traduit l’une des figures possibles de la combinaison de ce donné biologique réel. »

Bref, je me suis bien marrée.

Soyons honnête, y’avait aussi des pages palpitantes dans le bouquin de Françoise Héritier « Masculin/Féminin I » (oui, il y a une suite pour l’été prochain)

Par exemple, tu savais que chez les Inuits, le sexe du nouveau-né est déterminé non pas selon son kiki ou sa zézette, mais selon l’âme qui l’a réincarnée ?
Donc, s’il s’avère que Bébé Georges est en fait la réincarnation de Tatie Georgette, on lui colle illico 2 couettes et une poupée dans les bras, et il se coltine la vaisselle jusqu’à ses 15 ans.
À 15 ans, la Nature reprend ses droits : « Georgette, c’est fini ces conneries avec ta poupée, tu vas chasser l’ours blanc et plus vite que ça » qu’on lui dit.

Ca m’a fait comme une révélation métaphysique : j’ai dû être chauffeur-routier Inuit dans une vie antérieure, vu mon manque d’appétence pour les taches ménagères et ma conduite ordurière.

Comme quoi les vacances, c’est vachement utile.