04.05.2009

Street fighter

panneau_stationnement.pngChaque soir, je livre un mini-combat des rues : débusquer une place pour me garer, une place tranquille, autorisée, bien à l’abri des prunes.

Connais-tu le bonheur de la voiture qui part juste au moment où tu arrives ?
Ce sentiment d’être l’Elu, béni des Dieux…

Je me souviens de cette sensation, à Paris, lorsque ma sœur et moi partagions véhicule et logis.
Ce qui signifie qu’à l’époque, je squattais concomitamment la voiture et l’appartement de ma sœur, bienveillante aînée bien aimée.

Or donc, quittant la ville désertée au cœur de l’été, nous éprouvions toujours la même frustration : nous n’allions pas saisir l’opportunité de nous garer dans toutes ces places pourtant libérées.

Combat gagné d’avance, sans gloire, faute de participants…



Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est d’abord et avant tout creuser des thèmes essentiels…

24.04.2009

To glande or not to glande ?

sieste.jpgVacances, temps de latence, laisser le repos affleurer… ou de suractivité, rattraper le temps perdu à travailler ?

J’ai une semaine pour me décider, je vais être bien occupée…


Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est complètement pas conciliable avec les congés…

22.04.2009

Bienvenue chez Charlie

Gitanes.jpgQuand je suis arrivée à Lille, j’habitais un quartier populaire.

Je vous parle d’un temps immémorial, où Lille n’avait pas encore été 2004 ni même 3000, un temps avant Martine, les bobos et le beau Lille.
« C’est le Nord » me disait-on devant les sombres courrées, les 15 cafés au kilomètre carré et les enfants dépenaillés.

Notre voisin du dessous, c’était le vieux Charlie.

Et je voudrais que vous tous qui lisez ce billet, vous ayez une petite pensée pour ce vieux Charlie, ce qui fera sans doute plus de gens pensant à lui qu’il n’en fut dans toute sa vie.


Charlie avait ereinté sa vie dans les chemins de fer, et au sortir de celle-ci, il avait échoué là, près d’une gare SNCF désaffectée.

Charlie n’avait ni frère, ni parents, ni femme, ni amis. Il avait pour seule compagnie ses gitanes maïs et les cafetiers du coin.

Charlie n’était pas vraiment méchant, juste saoul, la plupart du temps, tambourinant parfois à notre porte en éructant de le laisser entrer dans ce qu’il croyait fermement être son appartement.

Parfois, Charlie tombait et il gueulait, gueulait, gueulait, qu'on vienne le relever, jusqu’à ce que le Ch’ti descende prévenir ses seuls amis, les cafetiers du coin, à qui Charlie, en plus de quasi toute sa retraite, confiait aussi ses clés.

Un jour, nous sommes partis en vacances. Trois semaines. Charlie a dû tomber, Charlie a dû gueuler.

C’est en rentrant que nous avons appris la mort du vieux Charlie.


Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est parfois parler d’un inconnu à d’autres inconnus…

21.04.2009

Noces de papier-Kleenex

kleenex.jpgIl paraît que les jeunes couples se séparent de plus en plus tôt…

Je confirme, je testimone :

Mini-Monstre Premier, 8 ans, à la sortie de l’école :

« Pff… Maman, Corentin, aujourd’hui, il m’a plaqué ! ».

« - Pardon ??? »

« Il m’a plaqué, mais pas contre un mur, hein, Maman ! Ça veut dire qu’il veut plus être avec moi, si tu préfères… »

« - Ah bon, mais c’était ton amoureux, Corentin ? »

« Oui, depuis hier… Le mariage, c’était prévu cet après-midi à la récré, mais ce matin, il m’a plaqué, juste avant la cantine… »

Divorcer avant le mariage, record de jeune couple battu…



Où l’on s’aperçoit que blogguer, ça nous ne rajeunit pas et c’est tant mieux, ma brave Dame…

16.04.2009

Objectif 2023

cosmonaute.jpgObjectivement, les enfants, si on regarde bien, c’est juste 6 ou 7 ans de galère et puis on est peinard. Au moins 5 ans.
Avant d’entamer une autre période galère de 7 ans, le temps de l’adolescence.

Donc, si on a la bonne idée - comme moi - de procréer 2 fois à 4 ans d’intervalle, objectivement, les enfants, c’est juste 23 ans de galère, avec 1 an peinard au milieu.

Ça fait du bien d’être objectif.

 

Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est donner de son temps sans compter…

13.04.2009

Plus décibel, la vie

anti_bruit.jpgVendredi matin, je suis rentrée dans la fosse aux lions : la cour de récré, à l’heure où les fauves sont lâchés.

200 maternelles qui jouent à « chat », c’est le même nombre de décibels qu’un chantier, sauf qu’en plus, les marteaux-piqueurs se jettent dans tes bras.

Je songe sérieusement à lancer une souscription nationale, pour offrir à tous les instits de notre pays un casque anti-bruit.



Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est encourager les Mamans un jour, et les décourager dès le lendemain…

10.04.2009

Crise subsistancielle

euro.gifLe free-lance est un être à la psychologie subtile :
Soit il stresse. Soit il stresse.

Il stresse quand il a trop de boulot, et pas le temps de dépenser l’argent gagné.

Il stresse quand il a pas de boulot, et trop de temps pour dépenser l’argent qu’il n’a pas.

Donc parfois, le free-lance se décourage : « Ras le bol du stress, j’arrête ! » il dit à son comptable.

« Vous avez bien noté que - même en devenant salarié - vous devrez encore payer 500 euros de charges fiscales mensuelles, pendant les 2 années suivant l’arrêt de votre activité ? » lui rappelle l’homme de l’art.

Alors, le free-lance a une réaction tout à fait surprenante : il stresse.

Conclusion : les gars, vous avez pas fini d’en lire, de l’article sponsorisé, parce que c’est le moyen que j’ai trouvé pour pas trop stresser en ce moment… et accessoirement pour payer le loyer de mon bureau.


Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est parfois monnayer son existence pour assurer sa pitance…

08.04.2009

Y’a pas de fumée sans beu

encens.jpgL’autre jour, j’ai croisé une tribu de jeunes gens s’abreuvant près d’un abribus.
Suivant l’instinct grégaire de son ancêtre Homo Erectus, le Jeune ne se déplace qu’en tribu.

« Eh Madame » ils m’ont apostrophée « Vous voulez sentir de la Beu ? C’est de la bonne, de la Belge… »

« Ah ben oui ! » j’ai dit, trop contente qu’il se passe enfin quelque chose dans MaVille.

Et là, ils ont dégainé un bâton d’encens. Allumé.

Moi je dis, si le Jeune en est réduit à fumer de l’encens, c’est vraiment le signe que c’est la crise.


Où l’on s’aperçoit que blogguer, c’est aussi faire tourner les sujets de société…

06.04.2009

Une chambre « à part »

oreiller.jpgMalgré le départ de notre jeune fille au pair, on n’a pas encore démonté son lit.

C’est bien pratique : ça nous fait une chambre d’ennemi.
Une quoi ?

Faut savoir que, depuis le Ch’ti a pris ses nouvelles Hautes Responsabilités, le seul créneau horaire disponible pour nos disputes conjugales, c’est 23H15. Quand on est couchés.

Ça se termine en général par un « Mais enfin tu me l’as déjà dit 25 fois, ça ! » suivi d’un « JE te l’ai dit 25 fois, parce que 25 fois, TU ne m’as pas écouté ».

Sur ce, l’un ou l’autre empoigne sa fierté et son oreiller et va dormir dans la chambre d’ennemi.

Et puis après, la nuit porte conseil, parce qu’on dort vraiment mal dans un lit mono-place.

 

Où l’on s’aperçoit que pour blogguer, on peut tomber en panne d’inspiration, mais jamais en panne d’oreiller.

03.04.2009

Règles de vie

Tampax.jpgIl paraît que, cumulé, on passe 25 ans de sa vie à dormir.

Certes.

Mais cumulé, on passe aussi 4 ans de notre vie à saigner, nous les femmes.

Je crois qu’on tient là la preuve irréfutable que Dieu est bien un homme.

Parce que fallait vraiment être un gros con pour se dire que ça valait la peine de construire 480 fois une petite maison pour une éventuelle nidification, alors qu’en vrai, la petite maison, elle serait habitée que deux ou trois fois (maxi six ou sept, en cas d’inconscience caractérisée)…

« Et pour la question démolition et évacuation des gravats, vous fignolerez les détails avec l’archange Duchmoll, 3ème nuage au sous-sol ».

Il nous a pas loupé, l’archange Duchmoll, 1 440 jours le ventre ballonné, les seins explosés, l’humeur massacrée, le dos ratiboisé…

Oui mais, tatillonnent certaines, faudrait voir à décompter les jours passés à engendrer, merveilleuses années où on est épargnée…

Sauf que le chérubin en chef Duchmoll - dans sa grande bonté - il a prévu une séance de rattrapage post-partum, 3 semaines de règles non stop, histoire qu’on soit pas trop lésée par rapport aux autres années…

Je prierai donc les tatillonnes de pas tatillonner, la vérité vraie, c’est que Dieu s’est fait homme, catégorie gros  @!*& # @  de  !%*& ^%!  de macho.


Où l’on s’aperçoit que blogguer, ça permet d’aborder en privé des sujets qu’on évite en (bonne) société.

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