17.11.2009

Pouffe Pouffe

Pour habiller Mini-Monstre en Second vite fait, le Ch’ti et moi, on a chacun une technique, chacun une best practice…

Ma tactique post « j’ai survécu à une crise de Mini-Monstre en Second chez Décathlon », c’est d’aller toute seule au magasin, ce qui me permet de lui acheter vite fait une tenue qui réussisse ce tour de force d’être à la fois chic & funky, cool & trendy :

Soit une petite jupe en jean brut, twistée par des collants rayés, un pull Smiley et un tee-shirt Twillightisé (Vampire ou loup-garou, celui qui chipote, je le mords !)

smiley.jpg

Après, ça se termine que le lendemain matin, au terme de 45 minutes de négociation, Mini-Monstre en Second consent à mettre éventuellement la jupe en jean, et encore, seulement parce que je lui ai promis-certifié-menti que oui, il s’agit bien d’une jupe qui tourne.

 

Le Ch’ti – quant à lui – se tape tout le rayon enfant avec le Mini-Monstre accroché à son jean, soit 1H20 placé sous le signe du rose overdose Hello Kitty « Mais est-ce quelqu’un pourrait me retrouver le cardigan en taille 4 ans avant que je fasse un malheur ?! »

kitty.jpg

Et à l’issue de tout ça, le lendemain, le Monstre est paré habillé vite fait dès 6H46 du matin, et vient me sortir du lit au cri crâneur de « T’as vu Maman, ze suis trop belle, hein ? »

Certes.

Seulement moi, à l’issue de quelques années habillée façon Papa, je pronostique que ça se termine qu’on chante « My heart belongs to Daddy » les fesses quasi à l’air parce qu’on s’est habillé vraiment vite fait…



16.09.2009

Brav’attitude

coin-coin.gifUn jour, quelqu’un - un putain de génie - a dit : « Quand on a la santé, ma brave Dame… »

Depuis, de nombreux plaisantins – dont moi, moi, et re-moi – se sont gaussés lorsque les clampins en mal de conversation ânonnaient ces doctes paroles.

Il est venu le temps de la repentance.

Dorénavant, je sais, et même j’ajoute : « Quand on n’a pas la santé, rien ne va plus, Messieurs Dames, impair et passe ».

2 mois d’arrêt, vous dis-je.
L’opération a réussi, finalement. Mais pour qu’elle continue à réussir, il faut que le Ch’ti reste immobile-allongé 50 minutes dans une heure qui en compte 60.

Quand on n’a pas la santé 83,33% de son temps, les nuits ne sont pas plus belles que les jours, ma brave Dame…

13.09.2009

Droit de suite opératoire

infirmiere.jpgAlors donc, qu’est-il advenu post opératoirement, demande le gens.

Quel suspense ici les amis – ici, et ici seulement, car dois-je te rappeler que dans ma vraie vie, je passe le plus clair de mon temps dans une ville à la con, à éplucher des légumes et à trier du linge de corps.

Opération réussie, dixit le chirurgien. Inquiétantes douleurs persistantes, dixit l’(im)patient Ch’ti. Tu vois pas qu’on aurait fait tout ça pour rien ?

La suite, un mois de repos, pas toujours dans son lit, mais pas trop loin quand même.

Pendant ce temps-là, en coulisses, votre dévouée protagoniste s’apprête à poursuivre ce rôle qui l’a déjà vu triompher depuis 6 semaines : infirmière en chef de famille.

Mais c’est quand la relâche, dis ?

09.09.2009

Chaud/froid dans le dos

hopital.jpgIl y a dans le virtuel un tout autre possible.

Dans le monde d’ici, ce n’est pas comme si le Ch’ti devait demain faire opérer son dos.

Ce n’est pas comme si un chirurgien allait trouer sa gorge près de la carotide, et passer au travers, juste à côté du nerf, juste à côté des nerfs, ceux qui montent au cerveau, atteindre les cervicales, et poser la prothèse.

- Pause -

Non, rien de cela ici. Il y a dans le virtuel un tout autre possible.

Alors, soyons polis. On aurait dit : « Rions ».

Avant d’agoniser la gorge tranchée, le Ch’ti a décidé de faire son testament. Son testament professionnel. Mémo pour son équipe, que ça s’appelle.

Malheureusement pour lui, les Hautes Responsabilités, c’est hautement pas compatible avec le dos bloqué. Alors, pour taper son Mémo, le Ch’ti s’est résolu à m’engager comme son assistante personnelle.

« Bien, alors, tu me tapes toutes ces notes-là, tu mets les titres en gras, et t’oublies pas de passer une page à chaque fois, hein » qu’il m’a briefé en début de soirée.

« OK et toi pendant ce temps-là, t’allumes le four, tu réchauffes le gratin et t’oublies pas de faire une sauce de salade, hein » que je lui ai répondu.

Ca a dû lui faire plaisir que sa plus proche collaboratrice le considère comme un manager aussi open et accessible.

27.08.2009

Bon dos, le mal de dos !

colonne.jpgIl y eut un soir, il y eut un matin, et ce furent les vacances.

Au matin du premier jour, le Ch’ti se leva et il dit « Aïe ».

Une phrase pareille, dans la bouche d’un mec qui n’est jamais malade, ça s'annonçait un rien inquiétant.

« Ah mais ça, c’est classique » lui a dit l’osthéo aussitôt consulté « Dès qu’on ralentit son rythme habituel, on se bloque le dos ».

Et c’est ainsi que - pour soulager son dos - le Ch’ti a décidé de maintenir le rythme, de médecin en osthéopathe, de guérisseur en rhumatologue, de prise de sang en radio, et de pharmacie en service des urgences.

Oui, pendant nos vacances, on a arpenté la Provence en tant que clients mystères chargés de vérifier les informations de l’édition 2008 du Guide du Routard « Malade en Provence ».

La bonne nouvelle avec tout ça, c’est que je n’ai pas pu compter une seule seconde sur le Ch’ti pour ralentir mon rythme habituel avec les Mini-Monstres.

Mon dos est absolument au top de la forme, par conséquent.

 

 

19.06.2009

Je reviens te chercher des noises

golden_gate.jpg« C’est quoi, CA ? » j’ai demandé au Ch’ti en pointant un doigt accusateur vers le bouquin qu’il venait d’acheter.

« - Ben, c’est un roman qui se passe à San Francisco… » il a murmuré.

« Mais t’es au courant que c’est un Guillaume Musso, le numéro 1… »

«  - de toutes les listes de vente, je sais. Justement : je ne voulais pas mourir idiot… »

On ne mourra pas idiot après avoir lu Guillaume Musso, car on aura appris qu’il n’y a « que deux lettres qui séparent l’amour de la mort ».

2 lettres et une apostrophe, soyons précis, Guillaume…

D’une apostrophe à l’autre, permets-moi, Guillaume, de t’interpeller :  s’il te plaît, sois gentil, arrête de faire des phrases, parce que ton truc, tu vois, c’est juste les belles histoires.

Et crois-moi, le Ch’ti et moi, on est prêts à beaucoup pardonner à un type qui nous raconte une belle histoire. Une belle histoire qui se passe à San Francisco.

Et que celui qui n’a jamais pleuré en souvenir de la baie nous jette la première pierre.
On s’en fout, on s’abritera derrière la couverture de Que serais-je sans toi.

02.06.2009

La nuit du chasseur

chasse.fr.jpgSoudain, au milieu de la nuit, une faible plainte retentit. Lancinante. Exaspérante.

« M’enfin, c’est quoi, ce bruit ?! » je grommelle au Ch’ti.

« - Rendors-toi, ma Chérie, c’est juste un oiseau qui crie »

Dans son village, à 14 ans, le Ch’ti a passé son permis de chasse. C’est dire s’il s’y connaît en bêtes à plumes.

C’est alors que la plainte s’accélère, s’amplifie, sort de sa tannière : pas de doute, nous sommes bien en présence d’une alarmus voiturus sauvage, espèce menaçante s’il en est.

Voilà ce que c’est de transposer un prédateur en milieu urbain.

06.04.2009

Une chambre « à part »

oreiller.jpgMalgré le départ de notre jeune fille au pair, on n’a pas encore démonté son lit.

C’est bien pratique : ça nous fait une chambre d’ennemi.
Une quoi ?

Faut savoir que, depuis le Ch’ti a pris ses nouvelles Hautes Responsabilités, le seul créneau horaire disponible pour nos disputes conjugales, c’est 23H15. Quand on est couchés.

Ça se termine en général par un « Mais enfin tu me l’as déjà dit 25 fois, ça ! » suivi d’un « JE te l’ai dit 25 fois, parce que 25 fois, TU ne m’as pas écouté ».

Sur ce, l’un ou l’autre empoigne sa fierté et son oreiller et va dormir dans la chambre d’ennemi.

Et puis après, la nuit porte conseil, parce qu’on dort vraiment mal dans un lit mono-place.

 

Où l’on s’aperçoit que pour blogguer, on peut tomber en panne d’inspiration, mais jamais en panne d’oreiller.

06.02.2009

Je lui ai pas mis la fièvre…

thermometre.jpgLe Ch’ti ne tombe jamais malade.

Ce qui me confère de facto le statut de « fille fragile ».

Ainsi, me voyant alitée et bien emmerdé d’être obligé de rentrer tôt du boulot – au moins 19H30 – le Ch’ti en a conclu : « oui, enfin, c’est un coup de fatigue »

« Ben, non, c’est la grippe, tu sais quoi, la grippe… »

« Nan, je sais pas, je l’ai jamais eu. Mais la grippe, ça se soigne, non ? »

« Ben… faut que la fièvre baisse, on est crevé, faut boire beaucoup et se reposer »

« C’est ce que je disais, donc : tu es fatiguée… »

Tu vois, dans un film américain, Dieu punit les méchants à la fin : il leur envoie la peste bubonique, à la limite un panaris en cas de petit budget.

Mais dans ma vraie vie en pays ch’ti, et malgré de nombreuses tentatives d’échange de fluides corporels, à cette heure-ci, le Ch’ti n’a même pas le début de la moitié d’un peu de température.

16.01.2009

Beau Travail !!

canape.jpgAu palmarès des pires cauchemars du Ch’ti – et de la gent masculine en général - il y avait : devoir m’accoucher seul avant d’avoir pu atteindre la maternité.

Eh bien, un de nos copains a vécu le cauchemar pour de vrai.

A peine le temps de 3 contractions, que déjà sa femme s’allongeait sur le canapé « Chéri, je crois bien que je vais accoucher ici »

« Ici ? Oh non, Nooooon, S’IL TE PLAÎT, ne me fais pas ça !!! » qu’il a hurlé en se jetant sur le téléphone pour appeler à l’aide.

« Calme-toi, Chéri, ça va aller, mais là, je t’assure que je dois absolument pousser »

« Noooooon, ne pousse pas, surtout pas, attends, JE T’EN SUPPLIE ! »

« Allo, Monsieur, est-ce que vous voyez la tête ? » lui a dit la femme des urgences.

« Oui, Mon Dieu, oui, JE VOIS LA TETE !! »

« Eh bien, Monsieur, il va falloir que vous raccrochiez maintenant, vous allez avoir besoin de vos 2 mains pour sortir ce bébé… »

Tu le crois si tu veux, mais une histoire pareille, ça a forcé le respect auprès de sa hiérarchie – masculine évidemment -  qui depuis fait appel à lui dès qu’il s’agit de faire face à une situation compliquée, étant donné « les formidables capacités de gestion du stress dont il a fait preuve »…

(Bien entendu, pas de promotion « canapé » annoncée pour la nana qui a simplement accouché dans son salon, sans paniquer et sans péridurale…)

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